LE VOYAGEUR DES ETOILES

Chapitre 1

 La nuit venait à peine de s’achever, à l’horizon les brumes matinales s’élevaient, les premiers chants d’oiseaux meublés l’air cristallin et l’on percevait de multiples battements d’ailes  dans le calme du matin en éveille. Nous étions au début du printemps et l’air était déjà très doux , des senteurs florales et boisées parfumaient les prés et les sentiers qui serpentaient aux milieu des collines qui entouraient le village.

 C’est alors que soudain un enfant s’échappa d’une maison ,et il se mit à courir comme un dératé vers le centre du village, il semblait égaré, apeuré, ne sachant trop où aller. Lorsqu’un vieil homme qui paraissait le connaître l’ interpella et le stoppa net dans sa course effrénée.

 - « Où vas-tu donc comme cela, s’écria le vieil homme, il me semble que tu as la peur à tes trousses , crois-tu que tu pourras lui échapper ? Tu sais je la connais bien la gueuse, elle m’a pourchassée longtemps !

 L’enfant surpris arrêta aussitôt  sa fuite en avant et regarda le vieil homme les yeux interrogateurs !

 - « Que me veux-tu, vieux tas d’os, lui dit-il près à fuir de nouveau, je te connais, que sais tu de moi et de cette peur qui me poursuis; elle t’as rattrapée il me semble  car en te voyant il semblerait qu’elle ne t’as laissée que ton squelette, vieux débris.

 - « hélas mon enfant répondit le vieillard, si ta parole était d’or, je serais riche depuis longtemps. Tu ne sais pas qu’elle a été ma vie, et si je te la racontais tu fuirais plus vite encore que lorsque je t’ai arrêté, car cette fois-ci tu ferais vraiment connaissance avec la grande peur, celle qui te paralyse et te prive de toutes paroles, la peur la vraie de vraie ! 

 - «  La grande peur ? La vraie de vraie s’écria l’enfant soudain devenu très attentif, c’est celle dont tu veux me parler, celle dont on devient fou ou bien changé complètement, cette peur qui te pénètre les os et te dévore le ventre ?

 - «  Oh oui petit celle-là même!  L’aurais-tu rencontrée par hasard ?

 Aussitôt l’enfant blêmi et devenant très humble il regarda le vieil homme dans les yeux et lui demanda :

 - «  Dis-moi vieil homme, cette peur dont tu parles serait elle d’origine humaine, n’aurait-elle pas l’apparence d’un être humain ?

 - « Oui mon enfant, la peur peut-être humaine, c’est un sentiment que l’on ressent auprès d’un être qui peut-être un animal ou bien un humain, pourquoi me poses tu cette question ?

 - «  Mais parce que j’ai  ressenti cette frayeur auprès d’une de nos voisine qui habite la-bas au bout du village

 - « Veux-tu parler de cette femme que l’on nomme « la veuve noire » et qui vit seule dans la grande maison?

 - « Oui , celle-là même, cette femme me donne des frissons chaque fois que je la vois.

 - « C’est pourquoi tu courais si vite comme si un danger te poursuivais, tu avais l’air vraiment effrayé, que t’est-il arrivé?

 - « Hier dans l’après-midi, répondit l’enfant cette femme nous à invitée mon frère et moi dans son jardin  sur le prétexte de nous faire goûter de ses fruits bien mûres,  et sans méfiance nous sommes rentrés à l’intérieur, là elle nous fit asseoir sous une tonnelle bien ombragée et elle nous servis un superbe plateau de fruits aux couleurs vermeils, le parfum qui sans dégagé aurait mis l’eau à la bouche du plus méfiant de ses invités et sans crainte aucune nous avons dégusté avec bonheur tout ce qui nous a plu de manger, la femme était toute souriante et nous invité à manger, manger, manger…. Puis plus rien , je me suis éveillé ce matin , j’étais allongé sous la tonnelle et mon frère avait disparu, la femme aussi d’ailleurs ,c’était ce matin , après avoir cherché  tout autour du jardin j’ai pu découvrir une porte dérobée et je me suis enfui jusqu’à ce que vous m’arrêtiez et que je cherchai de l’aide.

 Le vieil homme se prenant la tête entre les mains se mit à se balancer d’un pied sur l’autre , en proie semblait-il à une grande détresse.

 - «  Voilà que cela recommence s’écria-t-il !, enfin parle moi de cette femme , comment la connais-tu ? , pourquoi avez-vous accepté d’aller goûter chez elle ? , y avez-vous déjà été ?

 - «  Oui, cela fait longtemps que notre famille la connaît ,ma mère allait souvent y faire des heures de servitudes  et mon père lui entretenait son jardin, elle a toujours été très gentille avec ma famille, mais moi, j’ai toujours eu très peur d’elle, cette femme me donne des frissons de peur.

 - « Et tes parents ne continuent plus leurs heures de servitudes chez elle , tu parles au passé

demanda le vieil homme ?

 - «  Non , ma mère est progressivement tombé malade et depuis quelques temps elle s’est beaucoup affaiblie, elle ne peut plus quitter sa couche

 - «  Et je suppose que la veuve vient soigner ta mère ?

 - «  Oui comment le savez-vous ?

- «  Ton père continue-t-il à travailler son jardin demanda encore le vieillard ?

 - « Non, mon père a disparu un jour qu’il était allé travailler chez la veuve et on ne l’a jamais revu, nous avons interrogé les gens du village, ainsi que cette femme mais elle a niée l’avoir vu ce jour là.

 Le vieil homme resta pensif quelques instants puis reprit la parole :

 - «  Je vais te raconter une histoire qui c’est passé il y a très longtemps dans un village semblable à celui-ci dans lequel je suis venu au monde , j’avais à peu près ton âge . Une femme nous est arrivée elle était très malade , elle aussi était veuve , ses voisins l’avaient prise en pitié et lui rendaient de fréquentes visites et plus les voisins allés la voir et plus sa santé s’améliorée et les pauvres gens mouraient   d’une maladie mystérieuse. Nous avons appris trop tard que les malheureux étaient tombés dans les griffes d’une magicienne, une femme Ogresse  venue d’un monde parallèle , ce monstre à l’insu de ses victimes tombés entre ses griffes puisait leur force vitale jusqu’à l’épuisement. Elle les attiraient chez elle et leur proposaient un breuvage, puis elle les persuadait d’être leur amie . Ensuite lorsqu’ ils étaient bien ferrés elle leur parlait de ses dons de guérisseur et prétendait les soigner avec ses onguents et ses philtres qu’elle fabriquait elle-même avec des plantes. Mais très vite les malheureux perdaient leurs forces et elle retrouvait comme par hasard une merveilleuse santé. Cette femme-Ogresse attirait très gentiment ces victimes dans ses filets qui était pour l’apparence sa maison d’habitation. Jamais ou très rarement elle se rendait chez ses victimes, si le cas se présentait elle trouvait toujours un prétexte pour en repartir très vite car elle perdait de ses forces.

 Peu à peu les malheureux ne pouvaient plus se passer de ces philtres et de ses gâteries de toutes sortes, qu’elle leur offrait avec beaucoup de générosité et ils s’engluaient dans le miel de ces douces paroles.

 C’est ainsi qu’un jour ce fut le tour de mes parents à ce faire piéger par cette horrible veuve, nous l’avions surnommée elle aussi la « veuve noire ».

 - «  Vous ne trouvez pas cela curieux s’exclama aussitôt l’enfant, c’est le patronyme de la  femme qui soigne ma mère, les gens du village lui ont donné le même surnom !

 - «  c’est bien ce qui m’inquiète répondit aussitôt le vieil homme, c’est la même similitude il semblerait que ce soit la même personne dont je t’ai raconté l’histoire, mais à la différence que cette femme est retournée dans un monde parallèle où j’ai réussi à l’envoyer avec l’aide d’amis très puissants ,comment ce pourrait-il qu’elle soit de nouveau revenue dans  le monde des êtres humains !  Ne te décourages pas je vais me renseigner auprès de mes amis et nous serons en mesure de t’apporter l’aide nécessaire ainsi qu’aux habitants de ton village !

  Rendez-vous ce soir sur la place de la fontaine, je t’y attendrai jusqu’à minuit je serai alors en mesure de t’aider, et il s’enfuit sans donner de suite à son histoire.  

 Qui donc est ce vieillard ? se dit l’enfant, je ne l’ai jamais vu au village et il rentra auprès de sa mère malade pour attendre l’heure de son rendez-vous.

 

 Pendant ce temps le vieil homme ne perdait pas de temps, très alerte pour son âge il se précipita en courant à la sortie du village et après avoir franchi plusieurs centaines de mètres il pénétra dans une sombre forêt peuplée de grands et immenses arbres millénaires dont ont ne pouvait apercevoir les cimes le soleil n’y pénétrant jamais , le sol était jonché de feuilles mortes et d’aiguilles de pin séchées. Cette forêt était si vieille que les gens du village voisin n’osaient y pénétrer. Mais l’ancêtre se dirigeait d’un pas ferme vers une destination connue de lui seul , un lourd silence accompagnait ses pas qui faisaient craquer quelques brindilles mortes dans un bruit mat. Il marchait d’une allure précise sachant ou se diriger dans l’obscurité de la dense forêt. Après avoir marché près d’une heure il arriva dans une immense clairière inondée de soleil mettant sa main en visière sur son front tant la luminosité était blessante pour ses yeux. Puis sans hésiter il se dirigea vers une masse rocheuse couverte de mousses et de fougères. S’approchant d’une colonne de pierre il promena sa main sur une aspérité et  fit jouer un mécanisme ; aussitôt une ouverture béante s’ouvrit dans la masse rocheuse, le vieil homme après s’être assuré qu’il n’avait pas été suivi pénétra sans hésiter dans les entrailles de la roche et l’ouverture se referma aussitôt sur ses pas.

 

   Minuit sonna au clocher de l’église toute proche, lorsqu’une ombre se profila prés de la fontaine, la lune éclairait de sa blafarde lueur la petite place du village , faisant naître ça et là d’étranges formes qui inquiétaient un jeune adolescent blotti contre un mur prés de la fontaine, pourtant la nuit était sereine, seul le murmure régulier du jet jaillissant de la fontaine meublait le silence ; lorsque soudain le jeune garçon sursauta quand l’ombre s’approcha de lui, elle  mit son doigt sur ses lèvres et il reconnu le vieil homme, qui fit signe au jeune garçon de ne pas crier, car il avait perçu son mouvement de peur . Sans dire un mot il lui fit comprendre de le suivre et ils se dirigèrent à la sortie du village. D’un pas pressé le vieil homme entraîna l’enfant dans sa course jusqu’à la forêt que nous connaissons déjà et toujours dans un grand mutisme et s’étant muni de torches le conduisit vers la grotte mystérieuse. Alors seulement il lui parla.

 - « Voilà mon jeune garçon, nous voici arrivé sur un lieu connu de moi seul , pour toi une grande aventure va commencer , te sens tu capable de t’assumer, car ce que tu vas vivre pourrais te surprendre, mais c’est aussi le seul moyen de vous délivrer de la « Veuve Noire » Es tu prêt ?

  - «  Oui, répondit aussitôt l’adolescent  avec des tremblements dans la voix, je suis prêt à tout affronter !

  - «  C’est très courageux de ta part reprit le vieil homme, car tu vas  découvrir un autre monde, mais sois rassuré je suis avec toi. Et aussitôt il se dirigea vers la colonne de pierre et appuya sur une aspérité et il se retrouvèrent dans une immense grotte au milieu de laquelle se située une étrange machine en forme de cylindre et qui se mit à clignoter lorsque le vieil homme appuya sur quelques boutons. Puis il invita le jeune garçon à le rejoindre dans un cercle plein de clarté. Mais le jeune enfant totalement tétanisé ne bougea pas et il fallut que l’homme le rappela à l’ordre.

 - «  Eh bien, est-ce là tout ton courage s’écria-t-il en colère, est –il possible que tu sois aussi couard qu’un enfant ? ton courage n’était que dans ton imagination ! Et bien tant pis je retourne dans mon univers et tant mieux si tu retrouve ton chemin, car la forêt est grande et d’ici demain tu seras ou devenu fou où bien dévoré par les loups. A toi de choisir ? s’écria-t-il avant de sauter dans le cercle lumineux.

  Le jeune garçon n’eu que le temps de rejoindre le cercle et de sauter auprès du vieil homme.

   Chapitre 2

 Ce matin-là l’aube était à peine levée, le ciel était clair et les sons diffus de la grande forêt c’était transformé en de multiples bruissements, feulements  et chuchotements; mais rien de semblable à ceux de la nuit qui s’achevait.

Dans l’unique sentier qui traversait la forêt , une petite silhouette se profilait dans la faible clarté, courant plus que marchant, le bruit de ses pas étaient étouffés par l’épaisseur des feuilles mortes tombées de l’automne dernier, parfois l’étrange rôdeur s’arrêtait pour écouter les bruits confus qui émanaient des buissons alentour. Alors, il reprenait son chemin , petite forme sombre et courbée dans la lueur matinale.

Arrivé dans une clairière ,éclairée d’un soleil lumineux, la forme se laissa tomber plus qu’elle ne se posa prés d’une source qui jaillissait là , entre deux rochers, le son cristallin de son débit avait peut-être attiré  l’être qui cheminait au hasard dans cette forêt ; d’un geste précis et rapide il se baissa et de ses deux mains surgies de dessous sa cape, il entreprit de cueillir de l’eau dans ses paumes et après avoir bu son saoul laissa tomber la capuche qui lui recouvrait le visage et entreprit de faire un brin de toilette.

L’on pouvait distinguer alors une tête de jeune garçon aux cheveux brun courts et bouclés , un adolescent pas plus vieux de quatorze ou quinze ans. Ayant laissé tomber sa cape au sol, l’on pouvait distinguer ses vêtements  fait de peau de daim, et une courte épée qui pendait à son flan. Cet enfant était une curiosité pour la faune de cette forêt qui  s’était mise à l’observer.

De tous les buissons avait surgit des ombres timides et curieuses d’observer cet  intrus qui avait osé pénétrer ce lieu protégé et secret.

Des têtes surgissaient derrière les troncs d’arbres, des mouvements furtifs se produisaient à chaque pas que l’adolescent faisait sur ce sentier. Lorsque soudain , sa démarche étant devenue très hésitante, il tomba de toute sa hauteur et ne se releva pas, alors ce fut un brouhaha de voix et de cris qui ne cessèrent de se répercuter en écho dans les futées. De petites silhouettes se précipitèrent vers le jeune homme qui était affalé le visage contre terre et qui semblait  dormir sur la terre battue recouvertes de feuilles mortes encore humides de rosée.

Des dizaines de petits nains aux habits colorés s’étaient précipité sur le jeune homme dans le but de lui porter secours, suivis d’une innombrables  populations d’animaux de tous genres, des loups, des renards, des lapins, des écureuils, des oiseaux, etc... tous ce petit monde vivant en bonne intelligence au milieu d’une forêt luxuriante ou chacun pouvait trouver à ce nourrir sans jamais attenter à la vie de ses congénères.

Très rapidement certains nains avaient fabriqué à la hâte une civière pour transporter le jeune homme qui semblait évanoui, il n’était que simplement endormi au dire du plus vieux des nains qui semblait être le chef du groupe

- « Notre amie la louve Anima l’a  repéré hier soir à la nuit tombée et l’a suivi jusqu’au petit matin , il est tout simplement épuisé d’avoir marché toute la nuit.

- « Mais d’où vient-il s’écrièrent en cœur tous les nains, il n’est pas de notre monde, nous ne l’avons jamais vu par ici dirent-il tous d’une seul voix !

 - «  Il a franchi le portail, c’est par le vortex qu’il est arrivé dans notre monde déclara Anima la louve, je l’ai vu !

 - «  Ah!, tu la vu s’écria aussitôt Hugues le renard ,toujours à rôder près des pierres interdites, eh bien qu’as tu donc vu , reprit-il, racontes nous donc ce que tu faisais là  au lieu de faire ta ronde habituelle !

 - «  Aaah, renard perfide s’écria  Anima , tu voudrais me prendre en faute, vil goupil, mais après l’alerte que j’ai eu tu garderais ta langue dans ton vilain museau .

 - «  En voilà assez dit soudain le chef des nains, ne croyez-vous pas qu’il y a plus urgent à l’heure actuelle , plutôt que de ce chamailler pour une futilité, une vie est en danger même si elle ne fait pas partie de notre monde, nous devons avant tout protéger cet inconnu, c’est notre loi, l’avez-vous oublié ?

Anima la louve releva la tête est toute fière regarda Hugues le renard et lui tourna la queue en s’éloignant de la clairière dans la direction du village des nains.

Pendant ce temps la population des nains avaient conduit le jeune inconnu dans leur village , bien caché au milieu de la grande forêt, un amas de maisons très pittoresques, toutes faites  dans des monticules de terre , semblables à des terriers et recouvertes de fougères qui les confondaient avec la luxuriance de la  végétation. Ou bien creusées dans des troncs d’arbres millénaires et se mêlant d’une manière si harmonieuse à l’ environnement qu’il fallait être un nain pour savoir qu’il y avait en ce lieu un village.

Ils le déposèrent sur un petit lit qui servait de canapé et appelèrent le shaman  du village qui arriva aussitôt, l’adolescent était toujours dans le même état de sommeil, lorsqu’il arriva, tous les nains lui firent place en faisant de nombreuses courbettes , car semble-t-il  chacun avait un immense respect pour lui . Mais lorsqu’il se débarrassa de sa lourde cape qui l’enveloppé, une cascade de cheveux rouges cuivrés coula dans son dos  la recouvrant pareil à l’habit qu’elle venait de quitter, ce shaman était une superbe femme humaine, plus grande que les nains, elle était leur guérisseur.

Aussitôt sans perdre de temps elle s’approcha du jeune adolescent et après l’avoir examiné déclara comme l’avait dit le chef du village qu’il n’était qu’endormi, il fallait seulement le laisser dormir et bien le surveiller pour l’interroger .

Après l’avoir installé dans une chambre confortable au fond du terrier, chacun repartit dans ses foyers, seul le chef et le shaman restèrent dans la pièce principale à veiller.

- «  Comment cet enfant a-t-il pu pénétrer dans notre monde, interrogea la shaman.

- «   C’est Anima qui la vue franchir le portail et elle la surveillée toute la nuit nous a-t-elle déclarait !

- « Alors il faut  faire venir la Louve et l’interroger sur ce quelle a vue cette nuit  déclara Ophélie la shaman.

- « Cela sera fait aussitôt la nuit tombée répondit Ahmet le chef des lutins , il lui faut le temps de repos nécessaire et peut-être qu’entre temps le jeune inconnu nous aura éclairé sur sa présence dans notre monde.

La journée se passa sans autres incidents et chacun vaqua à ses occupations habituelles, le jeune homme dormait toujours  sous la surveillance attentive d’Ophélie qui ne le quittait pas d’un oeil, tout en s’interrogeant sur la présence impromptu de ce jeune étranger , elle l’observait sur toutes les facettes. Tout d’abord ce dit-elle c’est un humain cela ne fait aucun doute , ses vêtements sont propres est de bonne coupe , ce qui nous laisse supposer que ce n’est pas un vagabond , ce n’est peut-être pas le hasard qui la fait venir dans ce monde, alors quel en est le motif ?

L’adolescent gémissait dans son sommeil et était très agité, et la shaman d’un geste protecteur lui caressait le front dans le but de l’apaiser tout en lui murmurant des paroles calmantes, alors il cessait de gémir et ses traits se détendaient dans un  sommeil plus calme ; dans le terrier le silence régnait, aucuns sons ne parvenaient du dehors , la pièce dans laquelle ils étaient enfermés n’était éclairée que part une lucarne percée dans l’épaisseur du monticule de terre , le lieu était serein et l’on pouvait s’isoler dans un silence complet. Ainsi le jeune garçon qui se nommait Richard put récupérer ses forces , il dormit ainsi toute la journée ; pendant ce temps les nains venaient aux nouvelles , ils passaient leur tête par la petite fenêtre , mais un doigt sur les lèvres, Ophélie leur faisait signe que rien n’était changé.

Vers les cinq heures du soir Ahmet réapparu au terrier suivi de Anima la louve, après s’être informé de l’état du jeune garçon ,ils passèrent dans la grande pièce afin de ne pas déranger le jeune homme, le nain et la shaman se tournant vers la louve le regard interrogateur ils lui demandèrent  si elle voulait bien leur expliquer ce qu’il s’était passé la nuit d’avant.

Elle ne se fit pas prier et c’est d’une voix claire qu’elle leur raconta l’arrivé du jeune garçon.  - « J’étais en train de faire ma ronde nocturne dit-elle, la nuit était calme mais dans le ciel à travers les feuillages de curieuses lueurs attirèrent mon attention , je me suis dirigée vers une trouée pour mieux observer le phénomène , des lueurs rouges et orangées zébrées le ciel dans la direction des pierres interdites.

- « Tu es sure que c’est dans cette direction ? Pourtant il n’y a pas eu d’orage cette nuit ,lui répondit la shaman

- «  Non , mais cependant c’était tout comme , de violents éclairs ont succédés aux lueurs , voyant cela je me suis précipitée dans leur direction , et je les ai vues émaner des pierres interdites !

- « Des pierres interdites dis-tu ?

- «  Oui des pierres interdites !

- «  Nous n’avons pas entendu  de bruit de  tonnerre pourtant répondit le chef des nains, si tu as vue des éclairs et  entendue des coups de tonnerre c’est qu’il y avait de l’orage dit-il têtu.

- «  Non, répondit la louve, je suis certaine de ce que j’ai vue et de ce que je n’ai pas entendue !

- « Nous te croyons s’écria soudain la shaman, inutile de vous chamailler , il est certain qu’il c’est passé quelque chose de particulier hier soir, la présence du jeune garçon en fait foi !

- «  Continue à nous raconter ce que tu as vu lui dit encore Ophélie, et toi Ahmet ne l’interrompre pas sans arrêt !

Anima  reprit sa narration .

- «  Donc dit-elle je vis des éclairs émaner des pierres interdites et  je me précipitée malgré ma peur vers le grand dolmen et je vis sortir de la grotte située  dessous une silhouette noire qui semblait sortir de l’enfer tant elle été environnée d’éclairs  et de lueurs de toutes les couleurs , je me cachée aussitôt derrière un rocher et j’observai la  silhouette qui s’était arrêtée sur le bord de la grotte, elle semblait étonnée et cherchait  du  regard quelque chose d’invisible, puis elle se mit en route et s’engagea sur le sentier qui  mène au village. Je l’ai donc suivie  sans me faire repérer la nuit durant , car parfois elle  revenait sur ses pas  et même elle a essayée de rentrer dans la grotte , mais le passage s’était  refermé.

  Alors résignée  la silhouette revenait sur le chemin où vous l’avez trouvée près de la source.  Je n’ai à aucun moment réussi à voir son visage, sauf lorsqu’elle s’est reposée, je dirais  plutôt qu’elle s’est affalée et que, oh! surprise il s’est révélé que s’était un jeune garçon, la  suite vous la connaissez comme moi.

  Pendant ce temps dans la pièce du fond où le jeune garçon dormait, un bruit insolite l’avait réveillé, il faut dire que les lutins ne cessez de montrer leur tête un peu bizarre à la petite lucarne, et sans se préoccuper du sommeil de l’occupant , conversaient bruyamment devant la lucarne ce qui eut pour résultat de le sortir de son sommeil. Hésitant tout d’abord , puis effrayé par la vision des étranges faciès qui apparaissaient régulièrement et qui l’observaient  curieusement, le jeune garçon s’était levé précipitamment et dans sa hâte pour s’échapper avait chuté sur un tabouret posé prés de sa couche ce qui avait aussitôt alerté les trois gardiens qui parlaient calmement dans la pièce principale ; ils se précipitèrent ensemble dans le fond du terrier pour y découvrir un jeune homme totalement effrayé et qui se débattait comme un petit diable avec la couverture qui le recouvrait à moitié et un tabouret renversé, tandis que des éclats de rire fusés de la lucarne.

  Ophélie  Ahmet et Anima ne purent s’empêcher de rire à leur tour devant le comique de la scène, mais reprenant très vite le contrôle de la situation, la shaman débarrassa aussitôt le jeune homme de sa couverture remis le tabouret en place , tandis qu’Ahmet se précipité pour fermer la lucarne  non sans avoir gourmandé les curieux qui s’enfuir en débandade sur leur courtes jambes.  Puis  il revint  prés d’Ophélie et d’Anima le visage grave.

  Richard les yeux écarquillés regardait autour de lui, pas encore tout à fait revenu à la franche réalité, il se frottait les yeux et cherchait autour de lui un moyen efficace pour s’échapper, mais aucune issue n’apparut à ses yeux, la pièce dans laquelle ses trois gardiens l’avaient amenés ne comportait que des petites fenêtres fermées , dont les rideaux avaient été tirés et point de porte apparente pour s’échapper ; de plus la présence de la louve et de ces deux êtres étranges qui le regardaient lui parut si bizarre dans leur différente apparence que cela ne pouvait en aucune manière le rassurer, lui qui arrivait d’un monde totalement différent .

 Imaginons son étonnement devant un nain qui lui arrivé en taille  au dessous de l’épaule vêtu très bizarrement et semblant très vieux, une femme deux fois plus grande que lui ayant l’apparence humaine et vêtue également d’une manière aussi étrange, et une louve d’une taille hors du commun qui le regardaient avec compassion. Il y a de quoi paniquer vous ne croyez pas ?

 - «  Assoies-toi mon garçon lui dit gentiment Ahmet avec un bon sourire en lui désignant un  confortable canapé où était déjà installé la shaman.

 Richard  s’y dirigea en hésitant, mais devant le regard bienveillant que lui lança Ophélie il accepta sans se faire prier de s’ y reposer. Devant eux était disposée une collation que le jeune homme dévora des yeux ; certes il devait être sérieusement affamé depuis la veille ou il fut récupéré.

 - «  As tu faim lui demanda doucement Ahmet ?

 - «  Oui, répondit timidement Richard et sans attendre de permission il se jeta carrément sur une pomme bien rouge qui le tenté depuis un moment. Les deux hôtes et la louve le regardèrent engloutir la pomme et puis la cuisse odorante de poulet, il bu avidement  l’eau fraîche qui était  dans la cruche posée sur la table et engloutit ensuite la pâtisserie qui lui était proposé . Tout cela dans un grand silence que seul le bruit de ses mâchoires venaient troubler. Les deux  compères et la louve le laissèrent se restaurer tout à son aise et lorsqu’il eut fini Ahmet se mit à l’interroger.

 - «  Alors !, dit nous quel est ton nom, toi qui est apparu sans que l’on saches d’où tu viens, veux-tu nous répondre lui dit –il d’une douce voix pour ne pas l’effrayer

 - «  Je ne sais pas ou je suis, ni qui vous êtes répondit-il encore sur le qui vive

- «  Tu es dans un monde qui n’est pas pour les humains, et nous aimerions bien savoir comment tu as réussi la performance d’arriver jusqu’ici lui répondit la shaman sur un ton autoritaire

 - «  Inutile de nier s’écria la louve, c’est moi qui t’ai vu arriver ! 

 - «  Ce monde n’est pas humain, mais pourtant malgré vos étranges vêtements vous paraissez très humaine s’écria -t-il en se tournant vers Ophélie

 - «  Oui ,car je suis humaine, mais je suis la seule parmi les habitants de ce monde, mais tu n’a pas répondu à la question que l’on t’a posée lui répondit-elle

- «  Ce qui à mes yeux est encore plus étrange, c’est qu’un loup puisse parler  Pouvez–vous m’expliquez d’abord pourquoi un loup peu parlez et que je puisses le comprendre ?

 - «  Chaque chose  en son temps, lui répondit Ophélie , tu es l’étranger, répond d’abord à nos questions et tu aura tes réponses plus tard.

 

 - «  Je viens d’un monde que l’on appelle la « Terre », dont les habitants sont humains  comme  vous et moi

 - «  Que viens tu faire dans notre monde reprit Ahmet , qu’espères tu y trouver, que veux-tu de nous ?

 - «  Je ne comprends pas comment je suis arrivé ici , j’aurai du me trouver dans un monde parallèle connu de notre monde pour y chercher de l’aide, car les gens de mon village sont en danger, j’ai réussi à m’échapper mais en programmant mon voyage j’ai sans doute commis une erreur qui m’a renvoyé ici.

 - «  Tu viens de la Terre dis-tu, nous connaissons , mais elle ne fait pas partie de notre galaxie dirent les deux compères ensembles, il est donc très surprenant que tu sois arrivé  dans notre monde même par hasard , reprit Ahmet.

 - «  Quoiqu’il en soit il est là et je suis impatiente de savoir pourquoi s’écria Ophélie un peu énervée , parles donc dit-elle en s’adressant à Richard et que personne ne l’interrompe

 Le jeune homme très impressionné commença  timidement à raconter son histoire. Voilà dit-il comme vous le savez déjà je viens de la planète Terre qui est peuplé d’êtres humains comme moi et d’animaux , mais ceux-là ne parlent pas le langage des hommes, ils vivent sauvages dans leurs éléments respectifs, et nous les êtres humains nous vivons dans des villages, nos maisons sont très différentes et plus grandes aussi ; nous dépendons d’un roi qui gouverne notre pays et d’un seigneur qui habite un grand château qui protége notre village. Notre vie et faites de labeur journalier qui nous permettent de manger à notre faim, nous vivions heureux jusqu’à quelques mois en arrière , une étrange femme est venue s’installer au village tout le monde l’appelle la « veuve noire », c’est une étrange femme toujours vêtue de vêtements sombre  elle est  sorcière car nous l’avons vue rôder souvent la nuit dans les  champs, très vite les villageois se sont méfiaient  d‘elle. Mais au tout début les voisins l’avaient prises en pitié car elle semblait très malade , et chacun lui apportait un peu de réconfort en fonction de leur moyen, l’un lui apportait des fruits, l’autre des soins , ou bien un autre lui faisait un peu de ménage. Puis cette femme repris vite des forces et ce fut au bout d’un certain temps que tous ceux qui lui avaient porté assistance tombèrent gravement malade et disparurent. Les villageois commencèrent à ce méfier d’elle, mais nous les enfants n’étions pas toujours obéissant et  malgré les avertissements de nos parents qui nous conseillaient de ne pas nous approcher de chez cette femme, l’autre après-midi pendant que les parents de mes amis étaient occupés au champs, nous nous sommes approchés du verger de la sorcière , elle nous a vu , et elle nous a invité gentiment à venir manger quelques fruits.

 - «  Que faisaient donc tes parents n’étaient ils pas au champs eux-aussi l’interrompit aussitôt Ahmet  toujours aussi méfiant.

 - «  Non, mon père était homme de servitude chez la « veuve noire » et un soir que ma mère et moi nous l’attendions il n’est jamais réapparu ! depuis ma mère est très malade, elle aussi faisait des heures de servitudes chez cette femme.

 - «  Poursuit ton histoire lui dit Ophélie, et vous autres cessez de l’interrompre à tout moment  Richard poursuivi sa narration, tandis que ses interlocuteurs l’écoutaient très intéressé. Comme nous connaissons son histoire ,allons voir ce que devient le vieil homme.

 Chapitre 3

Georges le vieil homme pénétra  dans le cercle lumineux mais il s’aperçu que l’enfant ne l’avait pas suivi, il était trop tard , le processus de transmission était déjà en mouvement lorsqu’ il vit l’enfant se précipiter dans le cercle.

 - « Oh la la  s’écria le vieil homme  que fais tu, il etait  déjà bien trop tard !

Et oui , il était trop tard , l’enfant avait disparu et Georges était arrivé à sa destination . Très inquiet il s’empressa aussitôt de revenir en arrière, peut-être que le jeune garçon n’avait pas eu vraiment le temps de pénétrer le cercle, mais lorsqu’il revint dans la grotte , il eu beau appeler dans toutes les directions  seul le silence lui répondit.

 Alors il prit une grande décision, il allait pénétrer toutes les dimensions qu’il connaissait malgré le danger que cela pouvait engendrer, il ne pouvait en aucune façon laisser l’enfant perdu au milieu de n’importe quel danger !  Il fallait agir très vite.

 

 Richard en était presque arrivé au bout de son histoire, lorsque Hugues le renard arriva tout essoufflé d’avoir couru aussi vite il était accompagné d’un vieil homme. Chacun regarda arriver les deux personnages, avec une différente expression, Richard heureux de revoir le vieillard ; et les autres très surpris aussi de voir arriver une très vieille connaissance Et il s’écrièrent tous en cœur :

- «  George ,toi ! quel surprise !, il y a si longtemps, mais le vieil homme n’avait que des yeux  pour Richard qu’il découvrit avec un immense soulagement

- «   Que les dieux soient loué s’écria-t-il , je t’ai enfin retrouvé , j’ai bien cru t’avoir perdu à jamais

 - «  Et bien s’écria à son tour Ophélie la shaman tu connais ce jeune garçon ?

 - « Oh, oui je le connais et à cause de lui j’ai voyagé dans tout l’univers pour le retrouver ! Tu peux te vanter de m’avoir causé une grande frayeur lui dit-t-il avec un bon sourire.

 - «  Tout s’explique alors dit Ahmet  le chef des lutins, saches que nous avons, ou plutôt non c’est Anima la louve qui l’a découvert hier au soir prés des pierres interdites et nous en avons été avertit ce matin , après l’avoir récupéré prés de la source sacrée où semble-t-il il s’était évanoui de fatigue, nous l’avons ramené au village ou il a récupéré des forces et il était en train de nous raconter son aventure quand tu es arrivé.

 - «  Que signifie tout cela demanda Hugues, il semble que la paix de notre monde est de nouveau en danger, les problèmes ne vont pas de nouveau recommencer j’espère que tu viens récupérer cet étranger et que le passage interdit restera fermé à jamais, George tu le promets ? dit-il en le regardant droit dans les yeux .

 - «  Mes chers amis, loin de moi le désir de vous rappeler de bien vilains souvenirs, mais ma présence ici n’est pas accidentelle, cet enfant que vous avez recueilli  et aidé avec tant de bonté n’est pas arrivé dans votre monde volontairement, c’est accidentellement qu’il s’est égaré, et moi j’ai couru tout l’univers à sa recherche et c’est en dernier recours que je le retrouves parmi vous.

 - «  D’après ce que Richard vient de nous conter la « veuve Noire » et réapparue et recommence ces méfaits, nous avions pourtant réussi à la neutraliser cela remonte à bien des décennies  me semble-t-il dit Ahmet dans un souffle

 - «  Et c’est pour cette raison que nous étions partis Richard et moi chercher de l’aide chez des amis d’une autre galaxie et  nous  avons été séparé dans le vortex .

Pendant ce temps au village toute la population c’était réunie et attendait patiemment les nouvelles, ils avaient préparé un grand festin , allumaient des torches et chantaient des chansons très anciennes pour tuer le temps. Dans le terrier le brouhaha des chants interrompirent le dialogue et tous se précipitèrent à l’extérieur ou ils furent accueilli par des cris d’allégresse.

 - «  Allons s’écria Ahmet faisons honneur a ce banquet et nous  demanderons à notre conteuse de raconter l’histoire de notre monde.

Chacun pris sa place,  les nains avaient revêtus leur habit de fête, et s’étaient assis en cercle autour d’un grand espace recouvert de plats d’où s’échappé de succulents arômes et des paniers de fruits donnaient une teinte colorée sur le lit de feuilles sur lequel les plats et les corbeilles étaient posé. Chaque nain avait prés de lui un animal  avec qui il conversait amicalement . Ahmet s’assis a la place d’honneur avec a ses côté George et Anima , puis Ophélie et Richard.

 La conteuse pris place , s’était une renarde au pelage d’un beau roux profond , de superbes yeux en amandes intelligents éclairaient une tête au  museau fin et allongé, terminé par une truffe brillante de santé , elle se posa avec beaucoup de grâce prés d’Ophélie en prenant bien soin de sa queue en panache qu’elle disposa devant elle. Puis elle pris la parole.

 

Il y a longtemps, très longtemps dit-elle d’une voix claire et mélodieuse, nous vivions nous le peuple des animaux avec le peuple des nains comme aujourd’hui dans la  paix , chacun vivait selon ses origines et jamais nous n’avions de problèmes, les jours et les années s’écoulèrent heureuses , nous ne connaissions aucuns humains , nous ne savions même pas qu’il pouvait en exister, notre forêt qui couvre une grande partie de notre planète , nous apportait tout ce qui nous était nécessaire pour vivre, de grandes clairières aménagées de sources et de ruisseaux nous apportaient la fraîcheur et le soleil dont nous avions besoin faisaient mûrir les fruits  et la vie s’écoulait heureuse.

Puis un jour un jeune loup qui rôdait prés d’un amas de rochers abritant une grotte,  découvrit une forme toute noire reposant au pied d’un arbuste, curieux il s’approcha et il eut la surprise de découvrir un être étrange qui ressemblait un peu aux nains mais en beaucoup plus grand, cette forme se mit à bouger, le jeune loup s’enfuit apeuré rejoindre sa horde et demander de l’aide ; le chef des loups à cet époque était un animal puissant et très intelligent, il questionna longuement le jeune louveteau et comme il compris qu’il était terrorisé  et sincère il vint trouver le chef du village des nains pour lui demander de l’aide.

 Aussitôt les nains et les loups partirent ensembles prés du lieu de la grotte et  y découvrir un être étrange qui tenait sur ses deux jambes et qui marchait courbé en titubant, aussitôt ils l’encerclèrent curieux, les loups avaient retroussaient leurs babines dans l’espoir de l’impressionner .  Mais l’être était semble-t-il très faible car il s’affala par terre et ne bougea plus, alors comme un seul homme tous se précipitèrent  pour mieux l’observer et lui porter secours, car ils ne connaissaient pas la méchanceté. Il transportèrent le corps dans leur village et le shaman lui prodigua les premiers soins. Plusieurs jours passèrent avant que l’être étrange puisses révéler qui il était. Puis un beau matin d’été la femme étrange s’était levée , car c’était une femme très jeune et très belle et elle entreprit de faire le tour du village, tout le monde dormait encore, aussi quel ne fut pas leur surprise de voir cette personne qui ne leur ressemblait pas arpenter les chemins et cueillir des essences de plantes pour en faire un bouquet. Cela leur parut très insultant!

Aussitôt le chef du village en fut averti, le chef de horde des loups fut averti aussi et une réunion extraordinaire fut aussitôt organisée ; il firent asseoir la jeune femme au milieu de la place du village et les nains les loups et tous les animaux présent ce jour-là firent un cercle autour d’elle  et les deux chefs nain et loup se mirent à l’interroger !

 - « Qui êtes vous, d’où venez vous, comment êtes vous venu parmi nous ? les questions se bousculaient dans la bouche des deux chefs, le nain sévère les sourcils froncés, les poings sur les hanches ,manifestait une grande colère peut-être pour cacher son inquiétude, et Maître loup les babines retroussées et les yeux étincelants manifestait lui aussi une grande animosité vers cette jeune et belle femme qui s’était comportée d’une façon très incorrecte vis- à vis de ce peuple. Comprenez bien qu’il n’avait jamais connu d’intrusion dans leur monde si bien caché et secret. De plus les plantes étaient sacrées et seul le shaman avait droit de les cueillir pour en faire des onguents et des potions. Il est facile de comprendre leur colère, car dans ce monde protégé chacun respectait la nature qui était leur déesse de vie.

 - «  Je viens des étoiles répondit avec beaucoup d‘assurance la jeune femme qui semblait n’éprouver aucunes craintes , je suis envoyée par les dieux du cosmos pour vous aider à évoluer dans les connaissances de la magie , vous avez été choisi parmi d‘autres peuples moins évolués, et aussitôt mettant le geste à la parole elle absorba une minuscule fiole qu’elle avait cachée dans ses jupons et elle se transforma aussitôt en un petit animal qui se mit à grogner tant il était petit et laid, mais avant que l’assistance ne put s’en saisir , il s’était de nouveau transformé en la jeune femme, qui se mit à rire à gorge déployée devant le peuple complètement abasourdie devant ce tour de magie.

 - «  Me croyez vous maintenant dit-elle, les yeux flamboyants  d’orgueil et de supériorité , je peux aussi vous transformer en vers de terre si cela me fait plaisir et faisant un geste dans la direction d’une petite chèvre elle la  transforma en une grenouille bondissante.

Tout le peuple de la petite planète perdue parmi les étoiles venait  pour la première fois de mémoire de nains découvrir que leur vie paradisiaque venait ce jour-là de finir.

 Aussitôt ce fut une débandade dans des cris et hurlements selon les espèces, chacun avait fui devant un danger imminent , seul resta autour du cercle les nains et les loups .

 - «  Qu’avons nous fait pour mériter cette punition s’écria le chef des loups, n’avons nous pas respecté Mère Nature comme nous l’ont  enseigné nos ancêtres, avons nous manqué à nos devoirs  dit-il soudain redevenu très humble ?

 - «  Que voulez-vous au peuple des nains , avons nous aussi manqué à nos devoirs , pourquoi, que nous vaut cette intrusion, nous vivions en bonne intelligence avec « Mère Nature » qu’avons nous fait pour mériter sa colère ? dit à son tour le chef des nains .

 - «  Non rien de tout cela répondit la jeune femme, n’ayez aucunes craintes , vous n’avez en aucunes façon manqué a vos devoirs bien au contraire  je suis envoyée pour vous enseigner la magie qui manque à votre évolution.

- «  Nous n’avons pas besoin de votre magie s’écria le chef des nains hors de lui, nous nous suffisons à nous même.

  - «  Que ferions nous de la magie reprit à son tour Maître loup , pensez-vous que cela peut nous être utile ? nous sommes un peuple pacifique et point nous est besoin de magie pour obtenir ce dont nous avons besoin. Fi, de cette vilaine sorcière qui veut apporter la mésalliance dans notre monde.

- «  Cela suffit reprit le chef des nains vous avez suffisamment effrayé notre peuple pour en écouter davantage, vous allez nous dire d’où vous venez et y retourner immédiatement.             

 Il venait à peine de finir sa diatribe qu’un éclat de rire sonore résonna dans la clairière et a la place de la belle jeune femme apparue une  vieille sorcière hideuse , la nuit s’était chargée d’éclairs qui zébraient dans tous les sens faisant fuir les plus courageux, seul resta le chef des nains et Maître loup complètement éberlués ne sachant plus que faire, tandis que la vieille riait aux éclats à s’en rouler par terre.

 - «  Alors les deux courageux dit-elle en retenant avec peine son irrésistible envie de rire  avez vous enfin compris que vous n’aviez pas le choix, je suis désormais votre Maître et vous devrez m’obéir sinon vous mourrez est-ce bien compris ?

 

Sur la place du village un grand frisson parcouru toute l’assistance,  les plus jeunes étaient effrayés et se pressaient contre les aînés tandis que la conteuse poursuivait son histoire.

 

Les jours qui suivirent continua la renarde fut très dur pour tout le monde, finit la paix, la joie de vivre, la vieille avait sélectionné parmi la population les plus vigoureux et avaient disparue avec eux et elle réapparaissait régulièrement pour prélever son lot de victimes et disparaissait de nouveau. Pendant ce temps la résistance s’était organisée et la vieille était surveillée , il fallait savoir où elle conduisait les malheureux qui disparaissaient sans jamais revenir.

 Une nuit, car c’était toujours la nuit qu’elle réapparaissait , un cerf qui s’était attardé non loin d’une grotte , la vit apparaître sortant de celle-ci , aussitôt s’empressa-t-il d’avertir un loup qui était aux aguets non loin de là , qui se dépêcha de venir avertir le chef des nains qui en compagnie des principaux chefs de chaque espèce veillaient toutes les nuits et se faisaient relayer le jour par d’autres veilleurs .Ils étaient en grande conversation lorsque arriva le loup.

L’un d’eux s’adressait au chef des nains qui était le plus instruit de tous et lui posait une question :

 - «  Quelle chance avons nous de passer au travers des filets que ce monstre nous tends , pourrons nous passez à travers , les mailles se resserrent chaque jours et nous tremblons tous pour notre vie.

 - «  A mon avis lui répondit-il, votre pessimisme est totalement justifié, mais chacun de nous pauvres êtres vivants appréhendons la chose , chacun à notre manière . Le croyant se dit « les dieux me sauveront ! » , l’orgueilleux dira «  après moi la fin du monde ! », l’athée dira «  après la mort c’est le néant », a chacun sa vision philosophique.

 Ce qui est certain, c’est que nous venons au monde pour évoluer et partir dans d’autres sphères d’évolution, du moins est-ce ma conviction profonde, sachant cela à quoi sert de s’accrocher à une vie qui est de toute façon vouée à la destruction.

 - «  Vous avez peut- être raison dans vos propos, enfin je le souhaite ,de toutes façons c’est l’avenir qui tranchera ,déclara un autre des veilleurs.

  - «  Notre Mère Nature reprit le premier , se régit elle-même et pour cela crée ses tremblements de terre , ses cataclysmes, ses raz de marée tout cela pour rééquilibrer sont système de vie.

Alors devant une telle force qui nous dépasse, restons humbles et essayons chacun à notre manière  de puiser au fond de soi la force nécessaire d’en accepter l’évidence.

 - «  Oui , mais ce monstre est capable de nous anéantir tous reprit un autre !

 - « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir , rien n’est encore perdu, nous savons désormais par quel endroit elle disparaît il nous suffira demain au lever du jour d’aller explorer cette grotte qui jusqu’à présent nous avait semblée très insignifiante, déclara Maître loup après avoir écouté le rapport du messager.

 - « Mais pour cela il faudra empêcher la sorcière de nous suivre pour que puissions mieux découvrir son secret s’écria le chef des nains

 - «  D’accord dirent d’une seule voix tout les veilleurs  et peut-être que nous pouvons aller dormir maintenant que nous savons son secret !

Ils partirent tous en s’égaillant chacun dans leur nid, qui dans leur terrier, heureux de passer une bonne nuit.  Le lendemain ils n’eurent pas à attendre que la sorcière est disparue car elle s’était absentée très tôt comme à son habitude . Un groupe s’était organisé pour aller explorer la grotte, les plus courageux entrèrent les premiers pour y découvrir un espace vide qui les surpris un peu, mais un renard très curieux avait déniché dans une faille un étrange mécanisme, cela ressemblait à un levier. Il appela le chef des nains qui s’approcha et sans hésiter l’actionna, aussitôt une paroi cachée dans le rocher s’ouvrit laissant apercevoir une autre salle , mais ils ne purent rien voir car il y faisait très sombre , aussitôt des torches apparurent flamboyantes de lumière tenues par plusieurs nains qui avaient suivi la troupe conscient d’un éventuel danger. Ils s’étaient concertés  pour venir sans se faire remarquer par les dirigeants.

 

Soudain un cri résonna  dans la nuit, chacun s’ébroua comme sortant d’un rêve et tournèrent la tête dans la direction d’où venait le cri, un grand silence s’en suivi dans la clairière, chacun pendu aux lèvres de la conteuse, la renarde un peu vexée s’adressa  à Richard :

- « Pourquoi as-tu interrompu mon histoire lui dit- elle surprise !  

- «  Pardonne- moi répondit Richard , je connais ce que tu vas dire , car j’ai vécu moi-même une étrange aventure peut-être que je pourrai vous être utile.

- «  Cela suffit lui répondit la renarde , laisse moi finir mon histoire et alors nous te donnerons la parole. Et sans plus s’occuper du jeune homme elle reprit son histoire.

Donc reprit-elle les torches éclairèrent une salle plus petite au milieu de laquelle se trouvait une forme cylindrique , un espace était prévu semblait-il pour pénétrer à l’intérieur.

- « Je connais s’écria aussitôt Richard et c’est en pénétrant dans cette chose que je suis apparu dans votre monde.

- «  Cela suffit ! s’écria la renarde en colère, si vous continuer à m’interrompre une fois de plus je cesses de vous conter mon histoire !

Ce fut un brouhaha de colère dans l’assistance Tous ce mirent à crier :

- « Richard au cachot ou bien on t’expulse de notre monde ! Continue  ton histoire dirent-ils tous d’une seule voix ! Le jeune homme tout penaud se fit tout petit et alla se cacher le plus loin possible derrière l’assistance qui le regardait d’une manière menaçante. C’est que cette conteuse était très respectée dans ce monde  aussi Richard en interrompant cette dernière s’attira la colère de la population.

 La conteuse reprit une fois de plus sa narration, ils découvrirent une forme cylindrique dans laquelle il semblait y avoir un espace dans lequel l’on pouvait se glisser, le jeune renard toujours aussi curieux s’approcha de l’étrange forme et collant son museau un peu partout réussi sans le vouloir à déclencher un mécanisme, la forme cylindrique se mit à ronfler et des lueurs se mirent à clignoter, chacun fut prit de panique et s’apprêtait à prendre la fuite lorsque le cylindre se mit à tourner à toute vitesse pendant quelques secondes ,puis après s’être arrêté il découvrirent abasourdi un des nains qui avait disparu quelques mois plus tôt. Il était apparu au milieu du cylindre en compagnie d’un être humain que vous connaissez tous ,Georges.

 Aussitôt tous les regards se tournèrent vers le grand homme vêtu de noir et l’acclamèrent, Celui-ci mit un doigt sur ses lèvres et faisant un signe vers la renarde l’invita à poursuivre. Chacun reconnu le nain mais furent un peu effrayé à la vue de ce grand homme tout maigre et de noir vêtu. Aussitôt le nain les rassura :

 - « N’ayez aucune crainte, c’est un ami qui est venu pour nous sauver , il m’a fait échapper et m’a accompagné pour vous aider à détruire cette sorcière, je vous présente un être humain qui s’appelle Georges .

 Aussitôt fut organisé une réunion extraordinaire où chacun put être mis au courant des derniers événements. Confortablement installés la population était toute attentive au récit que le nain réapparu allait leur raconter.

 - «  Voilà dit-il le jour où la sorcière m’entraîna sous la menace avec un contingent de nos amis les animaux , elle nous fit pénétrer dans la grotte , puis chacun à notre tour dans le cylindre qu’elle actionnait et l’on disparaissait pour réapparaître dans un lieu inconnu de nous, nous étions aussitôt entouré par des êtres humains qui nous enchaînèrent pour nous conduire  à un lieu étrange où l’on pouvait voir d’autres êtres humains , des nains , et  des animaux qui eux étaient enfermés dans des cages, nous avons appris plus tard qu’ils servaient à nourrir tous les êtres qui travaillaient à la construction d’un immense château pour le compte de la sorcière . Nous les nains nous devions servir aux cuisines et faire les taches les plus vils. Un jour je fis la connaissance de Georges qui était venu aux cuisines pour se restaurer car il voyageait beaucoup et n’avait que ce moyen pour se reposer un peu. Au début je restait très méfiant à l’égard de cet humain n’était-il pas l’ami de la sorcière ? Mais peu à peu il me mit en confiance et nous pouvions parler sans trop attirer l’attention, c’est ainsi que j’appris qu’il appartenait à une troupe de résistants qui s’organisaient pour détruire la sorcière, car elle agissait dans plusieurs mondes dans lesquels elle se procurait des esclaves qui ne lui coûtait rien étant donné qu’elle les nourrissaient avec les animaux capturées dans les mondes qu’elle visitait. Puis un jour il vint avec un autre être humain qui était une femme , elle était shaman et elle venait soigner les malheureux qui tombaient malade où qui se blessaient . Ils me rassurèrent et je pu à mon tour rassurer mes frères et les pauvres animaux qui finiraient un jour ou l’autre dans les chaudrons de la sorcière.

 C’est ainsi qu’ils réussirent la shaman et Georges à me faire évader et me ramener parmi mon peuple

 - « Oui, ton histoire et très belle dit un bouc, mais que deviennent les autres et mes frères les animaux, il semble que tu sois le seul a avoir pu t’échapper ?

 - «  Ne t’inquiète pas, Ophélie la shaman est restée sur place et avec l’aide de nombreux amis ils vont tendre un piège à la sorcière pour la rendre inoffensive, ensuite chacun pourra revenir dans son monde.

 Et quelques jours plus tard comme l’avais supposé le nain tous les disparus réapparurent et quelques animaux aussi, mais beaucoup manquaient à l’appel car malheureusement ils avaient fini dans les chaudrons. Lors du dernier passage Ophélie était du voyage en compagnie de Georges, ils furent acclamaient comme de véritables héros, et une grande fête fut organisée en leur honneur. La shaman fut accueillie comme membre à vie dans la communauté de la petite planète ce qu’elle accepta avec beaucoup de plaisir et elle ne nous quitta plus jamais . Quant à Georges il préféra avoir sa liberté pour mieux surveiller la sorcière.

 - «  Mais qu’est devenue la sorcière ? s’écria plusieurs voix !

Ce fut Ophélie qui prit la parole :

 - « Tandis que Georges s’enfuyait avec son protégé, nous avions des amis et moi organisés une petite fête pour endormir les soupçons de la sorcière , parmi nous il y avait un grand magicien qui tout en donnant l’idée d’un jeu ne cessez de lancer des défit à la monstrueuse femme et c’est ainsi qu’il réussi à la faire se changer en souris qu’il piège  aussitôt dans sa main et l’enferma immédiatement dans une cage qu’il verrouilla aussitôt à double tours et qu’il jeta dans le puit le plus profond. C’est ainsi qu’ils purent rendre la liberté à tout le monde.

  La conteuse s’arrêta un instant et regardant Ophélie lui demanda, veux tu continuer et leur dire pourquoi tu as décidée de rester parmi nous dit-t-elle avec un bon sourire, sachez que le sourire d’une renarde c’est quelque chose d’inoubliable !

- «  Non répondit la shaman tu raconte si bien tu doit continuer !

Et bien repris la conteuse , Ophélie était lasse de courir dans le monde des étoiles aussi arrivant dans notre monde elle le trouva si paisible qu’elle décida d’y rester !   Voilà j’ai fini dit-elle en se levant , je donne la parole à Georges.

  Si nous faisions honneur à ce superbe banquet répondit Georges demain et un autre jour.

Le lendemain chacun avait  passé une excellente nuit , un seul était restait soucieux, c’était Richard qui après s’être fait remettre en place par la renarde il s’était retiré tout penaud  derrière l‘assemblée pour ce faire oublier, la soirée avait continuée sans que personne ne s’occupe de lui, tout le monde ne cessez de s’intéresser et de questionner Georges . Ce n’est qu’au petit matin qu’Ahmet découvrit le lit du jeune garçon complètement vide. Aussitôt il alerta tous ses amis , leur protégé avait disparu. Ils s’égaillèrent tous à sa recherche se sentant un peu coupable de l’avoir négligé.

Pendant ce temps Richard non loin de là dormait à poings fermés blotti  sur un confortable  lit de mousse et de feuilles mortes au pied d’un immense chêne qui lui servait d’abri , la nuit était douce et le chant des crapauds l’avait bercé, las il s’était endormi comme un enfant. C’est là que le trouva Georges . Il l’éveilla doucement pour ne pas le heurter, il avait eu assez d’émotion comme cela , aussi c’est avec des paroles très douces qu’il lui parla et qu’il s’excusa de la part de tous de l’avoir négligé, il lui expliqua que maintenant qu’il l’avait retrouvé ils allaient s’occuper très sérieusement de la veuve noire. Il l’invita à venir partager un copieux petit déjeuner est mettre tous ensemble un plan pour agir au plus vite .

Chapitre 4

Georges, Ophélie et Richard ce retrouvèrent tout les trois réunis dans la grotte près du village du jeune homme, les deux adultes après avoir revêtu des vêtements appropriés à la  mode du pays, car il ne fallait pas qu’ils se fassent repérer par une tenue étrange telle qu’elle fut sur leur planète.

  Le matin même dans l’autre monde ils avaient programmé un plan pour ce débarrasser définitivement de la « veuve noire » , pour cela il fallait agir vite et par surprise, en attendant Richard les accueilleraient dans sa maison et Ophélie en profiterai pour essayer de guérir sa mère.

  Lorsqu’il arrivèrent au logis ils n’eurent pas longtemps à attendre, la veuve était déjà auprès de la malade est s’apprêtait à lui faire boire une potion , elle fut très surprise de voir Richard et encore plus de revoir ses vieux ennemis qu’elle croyait avoir oubliée. Prise de panique elle posa le bol de potion est essaya de se sauver par la porte restée ouverte . Georges dans un grand élan lui sauta dessus malgré son grand âge et la saisissant dans ses bras la plaqua au sol, tandis qu’Ophélie qui n’était pas restée inactive s’était avec l’aide de Richard procurée une corde et entreprit aussitôt de la  saucissonner  de manière qu’elle ne puisse plus bouger ne serait-ce que le petit doigt. Tout cela ne prit que quelques minutes. La surprise fut totale pour tous le monde

 - «  Alors méchante sorcière tu continues tes méfaits s’écria soudain Georges, comment as tu pu te sortir du puit dans lequel nous t’avions jetée, tu n’aurais jamais due en ressortir vivante !

 - «  Un grand éclat de rire lui répondit, j’ai la vie chevillée au corps lui répondit la méchante femme ,et ce n’est pas un vieux débris comme toi qui réussira à me détruire.

 - «  Alors se sera moi reprit Ophélie, tu crois que nous allons te laisser continuer tes forfaits impunément et détruire de pauvres innocents ?

 Que faisais tu boire à la mère de Richard, quelques drogues qui la tue à petit feu ! que sont devenus les malheureux que tu as fait disparaître comme le père de ce jeune homme par exemple ainsi que sont petit copain que tu as drogué avant de le faire disparaître comme beaucoup d’autres ?

 - « Ah ça ! vous ne le saurez jamais ! ils sont perdus pour vous , jamais vous ne les retrouverez, s’écria la sorcière dans un grand éclat de rire

 - «  Bon ! qu’à cela ne tiennes, dit Georges , Richard y a t-il un puit prés de ta maison ?  Cette fois-ci nous veillerons à ce qu’elle ne s’en échappe pas

 - «  Ah, Ah, Ah , j’ espères pour vous que ce puit là aura de l’eau  pas comme l’autre .
 - «  Oh oui, celui-là et bien plein il n’y a aucun risque qu’elle puisse s’en échapper s’écria aussitôt Richard.

  - «  Mais comment diable à t- elle pu s’échapper demanda Ophélie qui s’occupait  de la mère du jeune garçon.

 - «  Ah, tu veux le savoir ricana la sorcière et bien je vais te le dire ; lorsque votre vil magicien et ses acolytes m’eut enfermée dans la cage j’ai compris que mon heure était venue, aussi ai-je invoquée mes dieux protecteurs et lorsqu’il m’a balancée dans le puit j’ai eu la surprise de découvrir que le puit était à sec, un instant j’ai eu très peur de mourir très lentement par déshydratation plutôt que de mourir noyée, ma mort aurait été plus douce alors après avoir détaillée la cage dans laquelle vous m’aviez enfermée je constatais qu’a certains endroits elle était rongée par la rouille, alors un espoir fou me saisie, j’allais pouvoir survivre et j’allais pouvoir me venger de tous les êtres vivants qui me tomberaient sous la main. Cela me pris des heures , je me balançais ,car dans sa précipitation il avait omis de couper la corde qui me retenait suspendue dans le vide, cela me permis donc d’osciller la cage jusqu’à ce qu’elle se cogne contre les parois du puits il me fallut des heures pour y parvenir et encore plusieurs autres heures pour faire éclater la cage, lorsque celle-ci se désintégra je m’accrochais à la corde qui retenait la cage et malgré mon grand épuisement , je réussi à me hisser lentement vers la sortie. Tout était calme  aucuns êtres vivants autour du puit , vous étiez si sur de vous qu’il n’y avait aucunes sentinelles pour surveiller, il faut dire que je les faisaient tant travailler qu’ils tombés totalement endormi d épuisement.

 -  « Ophélie peux tu préparer une potion soporifique avec les éléments de plantes que tu pourras trouver, demanda Georges ?

  - «  Vas dans l’appentis lui répondit Richard, ma mère y faisaient sécher toutes les plantes de la saint Jean tu y trouveras tout ce qu’il te faut.

 Après s’être assuré que la « veuve noire » ne pouvait s’échapper  Richard put enfin s’enquérir de sa maman, la pauvre était au plus mal, les drogues que lui avait fait absorber la sorcière l’avait mise presque dans le comas, mais Ophélie après avoir humée la potion  avait rassurée le jeune homme, la potion que sa mère prenait n’était qu’un soporifique qui n’était pas du tout dangereux pour sa santé, elle ne faisait que l’affaiblir elle serait vite remis sur pied.

Pendant ce temps Georges essayait de faire parler la sorcière pour lui faire dire où elle avait fait disparaître  les malheureuse victimes, mais elle ricanait et ne lui répondait pas , aucunes menaces ne put lui faire avouer ce qu’elle en avait fait.

 

 La nuit venue après avoir fait absorber le soporifique  en plus corsé à la sorcière ils finirent par  l’enfermer cette fois ci dans une cage en fer la plus solide qu’ils purent trouver et comme elle dormait  il la précipitèrent dans le puit prés de chez Richard , un grand plouf les rassura la sorcière ne pourrait plus nuire à personne car avant de se réveiller elle serait noyée. Le lendemain pour en être certain ils remontèrent la cage pour s’en assurer ; cette fois–ci la sorcière était repartit parmi ses semblable les démons et ne pourrait plus jamais nuire aux autres êtres humains .

Dans les deux mondes ce fut une grande fête Ophélie resta parmi les nains , Georges continua à voyager dans les autres mondes et Richard après avoir confié sa mère aux mains de la shaman  Ophélie elle vécue parmi les nains entourée des soins les plus attentifs , Richard ne quitta plus Georges est couru les étoiles avec son père adoptif.

  De l’horrible sorcière personne n’en entendit plus jamais parler !

  

                                                    Fin                                                                 Irène B.