
La maison qui pleure
La maison pleure sur le bord du chemin , parce qu’elle n’a plus de jardin ! Où plutôt , si tu préfère, elle en a eu un mais à la place des massifs de fleurs maintenant ce ne sont plus que des pierres toutes froides et grises; pourtant lorsqu’elle vint au monde ,elle avait autour d’elle, des arbres, des fleurs et pleins d’oiseaux qui chantaient sans arrêt dés que le jour était levé.
Une gentille jeune femme avec un monsieur qui était son gentil mari avaient fleuri le jardin ainsi que toutes les fenêtres. Et les saisons passaient et la maison riait. Elle était jolie et gaie cette maison. Tout les passants disaient en la voyant :
-« Quelle jolie maison » !; et il s’arrêtaient pour la regarder.
Il faut dire qu’elle était pimpante avec ses croisées à petits carreaux, et ses jolis volets verts percés d’un petit cœur . Le rebord des fenêtres étaient décorés de pots de géraniums rouges qui donnaient une note riche sur le vert des boiseries ; son toit de chaume abrité les chambres au tapisseries claires, et au rez-de-chaussée , la grande salle où trônant la grande cheminée dans laquelle flambé un grand feu l’hiver.
Tout le monde y vivait heureux, et bientôt des enfants jouèrent dans le jardin plein de fleurs au parfum délicat et de papillons qui voletaient par ci, par-là pour le grand plaisir des bambins. Et le papa planta un arbre pour que quand les enfants seraient plus grands , il pourrait y attacher une balançoire sur la plus solide des branches.
La maison était emplie de cris joyeux, la famille y vivait heureuse. Puis le temps passa, les enfants grandirent, les parents vieillirent, la maison aussi.
Elle devint triste, la peinture des volets s’écailla , les fleurs fanèrent sur les fenêtres et dans le jardin la mauvaise herbe se mit à pousser là où autrefois il ne poussait que des fleurs odorantes.
Un triste jour vint, où un monsieur sévère vint acheter la maison , et les vieux parents durent partir.
Le monsieur sévère n’aimait pas les fleurs et encore moins les oiseaux qui venaient picorer des miettes de pain sur le pas de la porte.
Aussi un jour , il fit venir un maçon qui recouvrit le sol du jardin avec de larges dalles et entre les dalles il y fit mettre du ciment. Il fit couper les arbres, seul un arbre resta au milieu du sol dallé, mais les oiseaux ne vinrent plus remplir l’air de leur chant joyeux, la maison était devenue toute triste, et malgré le beau soleil la maison paraît toujours triste et grise, car il n’y a plus les jolies couleurs des fleurs et des oiseaux dans le jardin tout gris.
Et les gens qui passent disent:
-« Que cette maison est triste et laide » et ils passent vite s’en s’arrêter !
Voilà pourquoi depuis ce temps la maison pleur !
Irène –B.