VOYAGE AU PAYS IMAGINAIRE

DES ELFES ET DES FEES 

 

Par un beau matin d’été , Natacha s’était allongée dans la prairie , prés de la maison de sa mère-grand et elle mâchonnait distraitement un brin d’herbe tout en rêvassant, l’air doux caressait délicieusement son visage, ses deux bras nus, et les fragrances de la prairie chatouillaient agréablement ses narines. Elle était heureuse car elle était en vacances chez mère-grand et avait beaucoup de temps libre pour vagabonder dans la nature odorante. Ses paupières lourde baissées sur la lumière vive du bel été, notre petit fille n’était pas loin de s’endormir ; lorsqu’ un joli papillon vint frôler de ses ailes couleur bleu lavande , son petit visage rose.

- «  Bonjour Natacha , lui dit une toute petite voix, veux-tu venir avec moi au pays des elfes et des fées ?

La petite à moitié endormie répondit machinalement :

- «  Au pays des fées ? oh oui je le veux bien, mais qui me parles ? 

- «  Chut, chut, lui répondit la petite voix ne craint rien ferme les yeux et suis moi !  

Et aussitôt le papillon toucha l’enfant d’un frôlement d’ailes et Natacha devint toute petite, pas plus grande que le joli papillon

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, le paysage avait complètement changé, les herbes qu’elle avait foulée quelques instant plus tôt étaient maintenant aussi hautes que des immeubles ; les fleurs étaient gigantesques, elle aurait pu avoir peur ,si le joli papillon ne l’avait rassurée d’une douce voix .

- « Regarde, lui dit-il, regarde-moi !

Et Natacha découvrit devant ses yeux émerveillés, une charmante fée à la robe aérienne

Couleur bleue lavande et bleu azur, avec deux ailes diaphanes dans le dos et qui lui souriait.

- « Mais où est passé le papillon s’exclama-t-elle tout étonnée ?

Mais petite fille, le papillon c’est moi, tel que tu peux me voir dans le monde réel, mais maintenant tu es dans le monde magique de la nature ; ainsi tu peux voir l’autre côté du monde réel comme dans un miroir et tu peux me voir telle que je suis en réalité, « la fée des lavandes » pour te servir.

 

 

- «  Viens maintenant je vais te faire visiter notre monde !

Et d’un coup de baguette magique la petite fée toucha Natacha qui se vit pousser des ailes dans le dos.

- « Maintenant que tu peux voler ! suis moi lui dit la fée en prenant de l’altitude.

Natacha émerveillée se mit timidement à voleter autour de la fée, et prenant enfin de l’assurance elle s’aligna à côté d’elle et elles s’envolèrent dans l’air léger. Puis la fée les dirigea vers une ruche ce qui inquiéta la petite.

- « N’ai aucune crainte lui dit la fée qui se nommait Véronique, tu seras surprise en arrivant car ce n’est plus comme dans ton monde.

Lorsqu’elles arrivèrent Natacha fut étonnée de voir des soldats à la place des abeilles comme elle le supposée ; ils étaient vêtus d’habits rayés tout comme des abeilles. Ils les laissèrent passer et toutes deux pénétrèrent dans la ruche qui se révéla être en réalité un immense palais.

Des serviteurs s’agitaient dans les tous sens , de belles dames à la taille de guêpe faisaient la révérence au fur et à mesure qu’elles avançaient ; puis elles arrivèrent dans une salle qui se révéla être la salle du trône. Une superbe femme vêtue d’une  splendide robe couleur de miel et aux beaux yeux doré en amande se leva en leur faisant signe d’approcher.

La fée et Natacha firent une grande révérence et s’approchèrent des sièges qui leurs avaient été préparé. Une collation à base de miel leur fut servit et en compagnie de la reine des abeilles, elle  dégustèrent des gâteaux succulents et burent du nectar de fleurs dans des calices en or .Puis la reine voulu lui faire l’honneur de son palais et elles visitèrent les cuisines et les nurseries ou des centaines de bébés abeilles étaient nourris dans des alvéoles par des nounous très affairées, ainsi que toutes les salles et dépendances du palais ; puis elles prirent congé en promettant de revenir un jour prochain.

Véronique la fée conduisit Natacha dans un petit village, dont les maisons étaient faites avec des pétales de fleurs, et des petites fées et des elfes travaillaient dans ce joli village parfumé, chacun avait ses activités, chaque jour il fallait reconstruire le village , car les pétales se fanées très vite. Ils y avaient des menuisiers, des maçons, des couturières, des cuisinières des lavandières, etc… chaque  maisons étaient différentes , car chacun avait sa fleur préférée l’un c’était le liseron, l’autre c’était les boutons d’or, un autre aimé mieux les petites pâquerettes et chacun trouvait toujours la fleur qui lui convenait et l’ensemble formait un ravissant village au couleurs variées et surtout très parfumé . Lorsque Véronique et Natacha arrivèrent, le petit village venait juste d’être refait et les fées et les elfes leurs fit l’honneur de visiter chacun leur maison. Cela pris du temps et comme l’heure du repas arrivait , la petite fille fut conviée à participer à la fête qui était organisée pour l’union d’une fée avec un elfe.

 La jolie mariée ,la fée « des campanules » était revêtue pour la circonstance de pétales  bleue pales, son promis lui , avait revêtu une fragile tunique faite dans une clochette de campanule bleue et il était coiffée d’une petite clochette de même nature,  tout deux se tenant par la main et voletant vers le centre du village , ils acceptèrent de boire à la coupe qui leur était présenté par le roi des elfes, tandis que la reine des fées présentaient deux fragiles bracelets d’ or que les deux fiancés se passèrent mutuellement au poignet. Puis les deux jeunes gens furent déclaré unis et la fête commença .Ce fut une merveilleuse fête ou tout le monde magique, chantait et dansait au son des stridulations des petites fées cigales , des elfes grillons, et tout autres musiciens.

Natacha dansait avec un elfe  « des mourons rouges » , tout vêtu d’écarlate lorsque ils entendirent un appel :

- « Natacha, Natacha, viens vite, c’est l’heure du déjeuner , viens vite !

Aussitôt la musique s’arrêta et l’on entendit distinctement l’appel fait à Natacha. Aussitôt la petite «  fée des lavandes » s’approcha de la petite fille est lui dit :

- «  Il te faut rentrer petite amie, nous nous reverrons sois en sur ! et d’un coup de baguette magique elle l’a fit disparaître.

La fillette s’éveilla dans l’herbe de la prairie , tandis que sa mère-grand s’approchait inquiète .

 - «  Alors petite, n’as-tu pas entendu mon appel lui dit-elle ?

- «  J’ai du m’endormir lui répondit l’enfant, car j’ai fait un très beau rêve ; tu sais que j’étais avec des fées…..      

Oui, oui, lui répondit sa mère-grand en souriant, tu me raconteras cela en mangeant, allons ton grand-père s’impatiente !

Natacha aurait bien aimée repartir dans son rêve enchanté, mais pour cela il lui fallait dormir, aussi elle partie sans se faire prier faire sa sieste de l’après-midi ; à une condition cependant, elle voulait la faire au dehors afin de retrouver le joli petit papillon bleu lavande.

 Son grand-père lui installa un hamac  sous le grand chêne pour qu’elle soit à l’ombre, elle s’ y  coucha sans se faire prier et attendit avec impatience la venue du  papillon. Comme il faisait très chaud l’enfant s’endormi très vite et bientôt elle eue la visite de la petite fée qui la conduisit dans le monde magique.

-«  Tu vois petite amie, je ne t’ai pas oubliée , nous allons te faire connaître d’autres merveilles et d’un coup de baguette magique elle rendit une nouvelle fois Natacha à sa petite dimension. Puis elle la conduisit dans un grand jardin remplie de fleurs toutes plus belles les unes que les autres où elle fit la connaissance de «  l’elfe des digitales » qui était tout mignon dans sa tunique rouge , coiffé d’un petit bonnet ; et en agitant ses ailes il lui récita un poème :

*«  Digitale , allez, répond-moi, digitale, que vois tu donc ? »

Je vois le vert si frais des bois,

Le corps velouté du bourdon;

Viens, gros bourdon, dépêche-toi,

Car j’ai là du miel et du bon !

« Digitale ,allez ,dis-moi donc,

Tout  ce que tu vois à présent ? »

Je vois les rameaux, le gazon,

Par la lune baignés d’argent ;

Je vois les fées qui dansent en rond

Et qui tournent joyeusement.

 

Ils se quittèrent, puis  elles allèrent visiter  la « fée des églantines » ravissante dans une longue robe aux couleurs de l’aurore qui lui expliqua :

 

*« Je suis la reine bien connue , je suis l’églantine ingénue ;

tel un moineau , libre et légère , au cœur  de chacun ,

 je suis chère ; joyeuse comme un chant d’oiseau , en juin ,

 j’embaume les rameaux ; mes boutons roses sont charmants ,

 aussi tendres qu’une joue d’enfant . Je n’ai qu’un mot que je dis tout le jour ,

 mon chant secret : « Amour, amour, amour… »

 

Elle la quittèrent et continuèrent leur chemin et visitèrent l’ » elfe des centaurées scabieuses », gentil petit elfe vêtu d’une cuirasse aux écailles vertes et d’une barboteuse mauve qui lui dit :

 

*- « Ah, chère enfant  je te prie , note mon nom,

 car c’est vraiment honteux de m’appeler chardon :

Je suis la tête d’âne et pousse dans la craie,

je suis inoffensive et ne pique jamais .

Mais je serais navrée et honteuse ,

 vraiment si j’entaillais vos doigts et les mettais en sang ;

Alors , salue-moi donc , en passant devant moi,

 ma tige est très coupante, attention à tes doigts.

 

Toutes deux le saluèrent  et partir visiter toutes les fleurs du jardin et finirent par la plus belle , la « fée des roses » ,  délicate fée tout de rose vêtue et Natacha se souvenant  d’un poème appris à l’école déclama :

 

*Toi, la plus raffinée , la plus belle des fleurs,

Toi dont l’aspect parfait n’a d’égal que l’odeur ;

Les mots insuffisants, rose chère à mon cœur ,

Ne parviendront jamais à peindre ta beauté,

Tes délicieux boutons qui s’ouvrent en révélant

Des pétales soyeux du plus neigeux des blancs,

Ou du plus doux des roses , ou d’un rouge sang,

Ton parfum envoûtant .Quelle félicité

D’être fée des roses au plus chaud de l’été !

 

Comme l’après-midi était bien avancée , la petite « fée des Lavandes » donna congé à sa petite amie et lui donna rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain n’arriva pas assez vite pour Natacha qui s’était réveillée à l’aube impatiente de revoir son amie la fée, aussi trouva -t ’elle l’excuse de faire une petite sieste avant de déjeuner  ce qui n’éveilla aucuns soupçons  vis-à-vis de sa mère-grand. Après avoir retrouvée la fée, celle-ci  l’amena dans une forêt pour rencontrer les elfes et les fées du lieu ; pour l’enfant se fut un ravissement, tout ce petit peuple était extraordinaire de beauté et de gentillesse, elle fit la connaissance de la «  fée du sorbier des oiseaux » , toute belle, vêtue d’une longue tunique rouge orangée et un turban de même couleur retenant ses blondes mèches folles, elle les accueilli avec un charmant sourire et leur conta l’histoire de l’arbuste dont elle était la gardienne.

 

*- «  Jadis , lui dit-elle on croyait ma magie très forte ,

on voyait en moi un porte-bonheur,

 on me plantait à côté de la porte pour préserver le logis du malheur.

Mais les sorciers , on ne les craint plus .

 Je n’ai pas disparu pour autant , à mes branches , mes baies sont pendues ,

 je lance mon chant retentissant :

Venez , les merles et les merlettes, amenez donc vos fils et filles

Au festin de roi que j’apprête pour vous et pour votre famille » .

 

  Après l’avoir quitté  la petite «  fée des Lavandes », lui fit rencontrer « la fée des sureaux », sautillante dans les branches de l’arbuste , elle était couronnée de baies de sureau noir et vêtue d’une tunique violette tirant sur le noir, après les présentations  elle lui recommanda :

 

*«  - Feutrez vos pas , vous qui passez , parlez tout bas ,

Baissez la voix ! N’avez-vous pas remarqué là ,

Une grive ou bien deux ou trois , dans les sureaux chargées de baies ?

 Elles tirent et se décarcasses, battent des ailes et font des sauts ,

Piquent du bec et puis ramassent tout ce qui tombe du sureau 

Et peu leur importe s’il passe une loche ou un escargot,

Moi, je les regarde d’en haut !

 

 

Plus loin elle fit la connaissance de « l’elfe des glands » ,qui s’était coiffé d’une cupule en guise de bonnet et vêtu d’une courte tunique en feuille de chêne marron doré qui lui dit :

 

*- «  Je vais te parlez des chênes ;

 Un peu partout , le chêne a la réputation d’être un arbre digne des rois ;

Son bois au grain dur est sans conteste le plus noble de tous les bois .

Sais-tu comment naît le chêne séculaire !

 C’est un secret que l’on peut dire :

Pour en obtenir un, il faut planter en terre un gland,

Car un seul doit suffire , c’est ainsi que jadis ,Sur la planète entière,

Tout les nobles chênes naquirent. »

 

 Après avoir parcouru tous les arbres et arbustes de la grande forêt ;elles finirent par la visite de «  l’ elfe des aubépines », qui coiffé d’une rouge baie d’aubépine et vêtu d’une tunique de feuille couleur d’automne .Le gentil elfe ne voulu pas rester en reste et lui conta à son tour son histoire au grand ravissement de Natacha.

 

 

*- «  Voici déjà longtemps mes rameaux épineux avaient disparu sous les fleurs ,

En sorte qu’en voyant mes pétales neigeux , couvrir le sol de leur blancheur ,

 Vous vous êtes écriés :« L’histoire est achevée ! »

Mais non , l’histoire continue ! Car voyez à présent , mes baies sont arrivées,

Les oiseaux affamés vont pouvoir s’en gaver,

Lorsque le froid  sera venu.

 

Il fallu pour l’enfant quitter ses amis car elle sentie que le sommeil commençait à la quitter .  – « A bientôt dit-elle à la petite fée et elle s’éveilla.

Depuis ce jour à la grande surprise de mère-grand, Natacha ne se fit plus prier pour allez dormir, car elle savait qu’elle allait retrouver ses amis.

 Elle passait beaucoup de temps dans le jardin de sa mère-grand ainsi que dans la prairie ou bien dans la forêt et lorsqu’elle fut plus grande, elle avait fait connaissance de tout les elfes et les fées de la nature qui l’instruisirent sur les choses secrètes.

Ah ! je vous rassure , Natacha ne passait pas tout son temps à dormir pour retrouver ses chers amis les fées et les elfes, la petite fée Véronique lui avait depuis longtemps donné la clef des songes, ah ,désolée , elle ne me la pas donnée, je ne peux vous pas la dévoiler .

Elle grandit en intelligence et elle devint une jeune fille incollable sur tout ce qui touchait à la nature. Elle connaissait le pouvoir des plantes et rendit beaucoup de service autour d’elle en soignant les pauvres qui ne pouvait pas aller voir le médecin. Elle devint une femme très influente auprès des gouvernants et milita pour protéger la nature sa grande amie

Il y aurait bien des chose à dire encore , mais cher lecteur , si tu veux pénétrer dans le monde magique de Natacha, ferme les yeux, et tout comme elle laisse vagabonder ton esprit. Peut-être qu’un jour un  joli papillon viendra te frôler de son aile et la magie s’opérera.

Et comme le dit si joliment Charles Trenet, le poète chantant dans son « Jardin extraordinaire »  == « Il te faut pour ça un peu d’imagination » == !!!!!

 

         IRENE---B

 

*Les poésies citées sont tiré du livre « le jardin féerique » de Cicely, Mary, Barker , Ainsi que la copie des dessins, qui m’ont inspiré ce conte .