Micky le petit chat de Marinette

Ce
matin là Marinette s’éveille dans le bruit familier du matin, le jour se lève à
peine dans le petit logement qu’elle partage avec ses parents dans le vieux quartier de la ville, il fait
doux car c’est le printemps , l’on entend dehors le bruit sourd et familier des
balances que manipulent les maraichers faisant un bruit métallique lorsqu’ils
les posent sur le sol . Chaque jour un jardin potager s’ étale sur la petite place
juste sous les fenêtres ou habite Marinette, les maraichers ont étalés les produits de saison à même le
sol , c’est une harmonie de couleurs et de senteur qui exaltent des parfums divers de légumes ,de fleurs, de
crottin, l’on entend le caquètement des poules et des canards attachés, dans
des cagots, le hi-han répété des ânes
frappant d’un sabot impatient le pavé, s’ajoutant au brouhaha de cette
population éphémère qui repartira à l’heure du zénith vers leurs contrées
lointaines.
Marinette
est une gentille petite fille de six ans , qui vit prés de sa mère et de son
parâtre qui est un homme sévère et qui la gronde souvent. En attendant que ses
parents s’éveillent Marinette se réfugie dans son rêve préféré, les yeux grands
ouverts dirigés vers le plafonnier , elle se voit jouant ,petite fille
insouciante avec un petit chat faisant des cabrioles ,l’animal venant se
frotter près d’elle quémandant de multiples caresses, son petit museau
moustachu lui frôlant le visage dans un câlin ronronnant, la petite fille ravie
couvrant de baisers le gentil animal. Mais ce n’est qu’un rêve éveillé,
Marinette reviens très vite à la réalité , des bruits confus dans la chambre
voisine l’averti que ses parents sont éveillés, il va falloir se préparer pour
le petit déjeuner et partir pour l’école.
Mais
pour l’enfant ce jour ne sera pas comme les autres , une surprise l’attendra
lorsqu’elle reviendra de l’école vers dix sept heures.
Sa
marraine venant voir sa maman lui a ramené
un petit cadeau parce qu’elle travaille bien à l’école. Et deviner
quoi ? C’est un tout petit chaton qu’elle à recueilli prés d’une poubelle,
là où il avait été abandonné, tout noir et tout maigre, il s’était aussitôt
jeté sur la tasse de lait qu’on lui avait offerte et l’avait bu goulument comme
un petit affamé. La marraine avait aussitôt pensé à sa petite filleule qui lui
avait un jour exprimé son désir d’avoir un petit chat comme compagnon de jeux,
malgré le désaccord de ses parents, elle avait passé outre à l’interdiction et
était venue ce jour là le lui offrir.
Lorsque
Marinette rentra de l’école, qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle
découvrit le pauvre minou si maigre et si sale , pour elle se fut un véritable
trésor qu’elle tenait là, tant pis si son parâtre faisait les gros yeux, elle
s’en occuperait si bien qu’il ne serait pas une charge pour ses parents .
Quand
le soir venu le père fut rentré du travail et qu’il vit le chaton aussitôt il
s’écria :
-PAS
DE CHAT DANS LA MAISON !
Mais Marinette du haut de ses six ne se
laissa pas faire, et déclara que c’était SON CHATON et qu’elle le garderai
malgré tout.
Puis
sa maman plaida sa cause en disant que c’était un cadeau de sa marraine , donc
l’on ne pouvait pas jeter à la rue ce petit animal sans vexer cette gentille
femme.
Le
père peu convaincu accepta cependant de
le garder à la seul condition qu’il ne fasses pas de saleté , ni qu’il ne
vienne voler la nourriture, enfin qu’il se fasses oublier !
Marinette
était ravie de s’occuper du chaton, si bien que quelques temps plus tard il
était devenu méconnaissable, son poil était redevenu brillant, d’un beau noir de geai avec une petite tache blanche
sous le menton , elle l’avait surnommé Micky.

Après
avoir passé une nuit douloureuse à pleurer son petit compagnon Marinette
courageusement du affronter le regard sévère de son parâtre qui dessoulé ne se
souvenait même plus de sa cruauté de la veille. Il lui donna l’ordre d’aller
faire une commission dans le quartier, Marinette obéissante pris son petit
panier et partit faire sa course, mais lorsqu’elle arriva au rez-de-chaussée
prés de la porte conduisant au sous-sol il lui sembla entendre comme une
plainte , pour s’en assurer elle ouvrit la porte et malgré l’obscurité elle
essaya de voir au bas de l’escalier, dans l’espérance d’y voir son chaton,
soudain elle entendit comme un petit miaulement plaintif et senti sur ses
jambes comme un frôlement , elle se baissa et appela son chat , un immense
espoir éclaté dans son petit cœur, le souffle court ,elle sortit à la lumière
et vit la petite boule de poil miaulant à fendre l’âme et se frottant contre sa
jambe . Aussitôt elle s’en saisit et mi- riant mi- pleurant elle le serra
contre son cœur et le petit chat se mit à ronronner de contentement. Il était
vivant. Puis elle vérifia qu’il ne soit pas blessé, heureusement il n’en était
rien.
Alors,
prenant son courage à deux mains et serrant son Micky dans ses bras elle
remonta chez elle, entrouvrit la porte sans rentrer cependant dans le logement,
et en réponse à la question qui lui fut posé
par ses parents ,pourquoi elle était déjà revenue elle déclara :
-Voici
mon chat ! Il est bien vivant ! Si vous refusez qu’il reste à
la maison , je vais m’enfuir avec lui et vous ne nous retrouverez jamais !
C’est à prendre ou à laisser !
Alors
son parâtre émut se mit à rire est lui répondit qu’ils étaient les bien venu
tous les deux et qu’il promettait de ne plus faire de mal à son chat . Et Il
tint sa promesse.

Les
jeudis jour de congés scolaires, Marinette avait désormais un petit compagnon
de jeu ainsi que les vacances scolaires qui lui paraissaient parfois très
longues toutes seules dans le petit logement. Son parâtre ne rentrant que pour
dîner et sa maman était souvent absente
car elle faisait quelques ménages alentour.
Alors
Micky devenait un pirate dans l’île aux trésor, ou bien le Chat botté qui lui
réalisé tout ces désirs, ou bien encore il était fait prisonnier par des
chasseur de fauves et Marinette devait le sauver etc… etc…
Ce
bonheur aurait pu durer toute la vie du chat si par malheur le parâtre de Marinette
connu le chômage , il dut partir loin de la maison pour aller vendanger avec
d’autre chômeurs comme lui. C’est à prendre ou à laisser lui avait on dit, si
vous ne voulez pas faire ce travail vous ne toucherez pas votre allocation,
vous perdrez vos droits . Il lui fallu donc obéir à cette autorité.
Les
jours passèrent et il ne donna plus de nouvelles à sa famille , la maman de
Marinette très inquiète et ce retrouvant à court d’argent réussi à prendre
contact et obtint l’adresse du patron des vendanges, elle décida donc de
rejoindre son mari avec Marinette , advienne que pourra dit elle
courageusement. Mais pas question d’amener Micky qui serait une lourde charge
dit-elle à la petite fille éplorée , comme le chat était partit chasser dehors
, la maman et Marinette quittèrent leur maison en abandonnant le chat . La
petite fille avait le cœur brisé , mais que faire elle était bien obligée de
suivre sa mère.
Trois
longues semaines après ils rentrèrent tous les trois à la maison mais plus
aucunes traces du petit chat, elle eut beau l’appeler , rien ,l’animal ne
revint pas. Marinette avait bien espéré tout ce temps qu’il roderait près de la
maison et qu’elle le retrouverait
lorsqu’ils seraient rentré mais le chat resta invisible.
Elle apprit quelques jours plus tard qu’un
petit garçon qui était son voisin l’avait recueilli le jour même de leur départ, s’en était fini , elle avait perdu
définitivement son adorable chat .Il avait désormais un nouveau maître, mais il
n’avait pas oublié sa petite maîtresse et lorsque Marinette voyait par hasard
le chat qui lors de ses promenades dans le quartier était à la recherche de quelques souris égarées,
il lui suffisait qu’elle l’appelle et le matou venait aussitôt en ronronnant
près de son amie. Et c’était de longues
caresses pleines de tendresse.

IRENE-
B