MANON et la méchante sorcière
(suite des aventures de MANON )
Manon était devenue une reine parmi les animaux de la forêt, en récompense des bienfaits qu’elle avait prodiguée à ceux-ci , elle vivait dans une forêt magique au milieu des Elfes et des Nymphes qui étaient devenus ses protecteurs et ses amis, Altar le plus âgé d’entre eux lui apprenait tous les secrets de la magie et il faut dire que Manon était une bonne élève et comme l’enfant était orpheline il l’aima comme sa propre fille. Manon devint très heureuse au milieu de ce peuple si harmonieux en toutes choses.
Les premiers enseignements qu’elle reçu, fut d’abord l’histoire des origines des Elfes qui l’avaient accueillie, c’est une longue histoire lui dit Altar, ils étaient installés sous l’ombre bienfaisante d’un arbre de Judée dont les branches couvertes de fleurs mauves tombaient en berceau autour d’eux. Manon couronnée de fleurs d’orchidées qui étaient ses fleurs préférées écoutée le vieil homme avec beaucoup d’attention, elle adorait ce vieux Elfe qui était plein de sagesse et savait si bien lui expliquer tout ce qu elle devait savoir. Un doux zéphyr faisait onduler sa longue chevelure tressée de rubans aux vives couleurs en harmonie avec sa longue robe de soie chatoyante ; Altar était lui-même vêtu d’une longue robe tissée d’or et d’argent, ses cheveux mi-long encadré son visage sillonné de rides , le front ceint d’un cercle d’argent qui lui donné un air royal. Bien installés tous deux sur des coussins moelleux la leçon avait commencé.
« - Il y a longtemps, très longtemps nos ancêtres du fuir d’immenses catastrophes survenant sur les continents de leur planète d’origine, et les survivants apparurent un jour dans le monde des humains , personnes ne purent dire d’où ils venaient car ils gardèrent le secret de leur origine et comme ils ne purent s’intégrer parmi les humains qu’ils trouvèrent trop vulgaires ils se retirèrent dans les forêts où ils purent vivre en paix ,et depuis des millénaires nous sommes les esprits bienveillant des forêts et nous continuons à vivre en harmonie avec la nature et avec les Nymphes »
Et la leçon continua de longues heures , des animaux venaient parfois troubler gentiment leur concentration, alors ils s’interrompaient pour distribuer comme à l’ordinaire des gâteries à leurs petits protégés ; aucuns d’entres eux n’avaient peur des deux superbes loups qui ne quittaient jamais Manon, ils étaient ses gardes du corps et la jeune fille s’était pris d’une grande affection pour ses amis.
Manon était devenue une superbe jeune fille grâce à la magie des Elfes et les années passant, elle avait atteint ses dix-huit printemps et de beaux jeunes hommes lui faisaient une cour assidue . Manon s’en amusait et recevait leur hommages avec un gentil sourire , mais ne s’engageait pas.
La douce vie au milieu de cette forêt magique aurait pu durer éternellement, mais quelqu’un veillait à ce que cette félicité ne puisse durer. Souvenez-vous de la méchante sorcière de la forêt voisine, qui avait aidée le bûcheron dans son entreprise pour récupérer l’enfant disparut. Et qui sur les ordres de la reine avait due rendre l’aspect du bûcheron qui s’était fait changer en petit mouton bêlant pour mieux abuser de la gentillesse des Elfes, cette même personne s’était liée avec le bonhomme pour se venger de Manon.
Lorsque le bûcheron fut expulsé de la forêt magique, la vieille sorcière l’avait suivie, elle s’était transportée prés de son complice par des moyens magiques, de peur que les Elfes et Manon ne la punissent de son erreur. Aussitôt qu’elle parut prés de lui le méchant bonhomme se mit en colère :
« - Alors vieille sorcière ,vous vous êtes bien gardée de me prévenir de ce qu’il allait m’arriver en pénétrant dans la forêt magique, et de plus, que Manon était devenue reine de cette forêt lui dit-il menaçant !
« - Tout beau !, du calme messire !, il n’y a plus de danger pour vous, partez rejoindre votre chaumière vous vous en êtes tiré à bon compte, je vous avais prévenue ce me semble que vous risquiez peut-être d’y laisser votre vie.
La sorcière n’avait pas fini sa phrase que soudain ils virent arriver trois jeunes loups qui couraient à toute allure dans leur direction. La vieille comprenant qu’ils étaient à leur recherche , fit aussitôt un signe sur le bûcheron et sur elle –même et ils se transformèrent aussitôt en écureuils bondissant dans l’arbre le plus proche. Il était temps, car les louveteaux arrivaient sur les lieux qu’ils venaient de quitter.
Ils s’arrêtèrent aussitôt au pied de l’arbre dans lequel s’étaient réfugiés les deux compères, qui, de branches en branches s’étaient éloignés du lieu dangereux pour eux. Ils avaient rejoint sans tarder la masure de la vieille.

« - Ouf, nous l’avons échappé belle lui dit le bûcheron redevenu un homme , ces jeunes loups en avaient après nous ce me semble !
« - Oui-da répondit la vieille et même qu’ils voulaient faire de nous leur repas, à ce sujet cela me donne une idée, nous allons simuler votre mort , il suffit pour cela de donner vos habits à un de ces feuillardiers qui travaillent dans la forêt et qui sont très misérables, et les loups le prenant pour vous le dévorerons et vous serez oubliés par les habitant de la forêt magique et nous pourrons enfin mettre votre projet à exécution .
Aussitôt dit aussitôt fait, le bûcheron regagna sa chaumière se changea et rapporta à la sorcière ses vêtements que les loups connaissaient, son odeur y étant imprégnée.
« - Merci , bûcheron lui dit la sorcière, rentrez chez vous continuez à travailler comme à votre habitude, je vous contacterez quand tout sera prêt pour exécuter votre projet , cette fois –ci il réussira, partez tranquille !
Quelques jours plus tard, l’on retrouvé le cadavre d’un bûcheron à moitié dévoré et comme il était défiguré, l’on cru qu’il s’agissait du bûcheron qui avait voulu nuire à Manon.
Dans la forêt magique tout était redevenu tranquille, Manon n’avait plus à craindre que le bûcheron revienne pour lui faire du mal. Et les jours passés, heureux aux milieu de ses amis. La jeune fille était devenue une très grande magicienne grâce à l’enseignement d’Altar.
Ce jour-là, la forêt était en effervescence, un prince d’un pays voisin avait prévenu les Elfes et les Nymphes de son prochain passage, et toutes les jeunes femmes s’étaient faites encore plus belles si s’était possible ; eh dame ! c’est que le prince était beau garçon et célibataire, et de plus il était à la recherche d’une jeune princesse pour l’épouser, car aucunes des jeunes filles que sont père lui avait présenté n’avait eu grâce à ses yeux, aussi avait-il décidé de parcourir le monde à la recherche d’une jeune et belle fiancée . c’est ainsi qu’il avait demandé la permission de traverser la forêt magique, mais comme il était prince il fut invité à un banquet donné en son honneur.
Bien sur tous les animaux y furent invités, ce qui surpris beaucoup le jeune homme car il n’était pas au courant de l’avènement d’une nouvelle reine, les habitants de la forêt magique s’étaient bien gardés de le mettre au courant, aussi quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il arriva au banquet et que ce fut Manon qui l’accueilli avec tout le charme dont elle était capable. Le prince fut ébloui devant tant de grâce et de beauté , majestueuse avec ses deux superbes loups qui ne la quittaient jamais. La jeune reine formaient avec ses deux compagnons un superbe tableau et le jeune homme sans aucune crainte vint se jeter à ses genoux.
« - Relevez-vous sire dit-elle avec un ravissant sourire !
Mais le jeune homme au lieu d’obéir se saisie de la main tendue de la jeune reine et y déposa un passionnant baiser.
« - Je suis à vos pieds, ma reine et voilà votre chevalier, ma vie vous appartient !
Manon releva le jeune prince le conduisit à la table des festivités et le fit asseoir près d’elle. La jeune femme était aussi sous le charme de ce bel homme qui venait de lui offrir sa vie en hommage à sa beauté . Et la fête battit son plein jusque tard dans la nuit. Le beau jeune homme décida de rester auprès de Manon. Etant devenu son chevalier servant et gardant l’espoir qu’un jour il pourrait l’épouser, car il avait enfin trouvé la jeune fiancée auquel il rêvé. Pendant que les deux jeunes gens en était au balbutiement de leur amour, il y avait dans la forêt voisine deux méchants compères qui tramaient une vengeance contre la pauvre Manon.
Pendant ce temps le bûcheron et la vieille sorcière combinaient un moyen infaillible pour kidnapper la jeune reine. Mais comment allons nous réussir se disait le mauvais homme, elle est si bien protégée que nos moyens en sont affaiblis.
« - Allons !, allons ! s’écria la sorcière ne vous ai-je pas déjà prouvée mon pouvoir dans la magie, que de pessimisme ! dit-elle en colère , pour une sorcière, rien d’impossible ! et elle éclata d’un rire si monstrueux que le bûcheron sentit ses cheveux se dresser sur la tête.
« - Brrr ! se dit-il qu’elle abominable monstre, il vaut mieux être de ses amis que de ses ennemis !Et il fit comme si de rien n’était, il se mit à rire aussi.
Et les jours passèrent et le bûcheron ne voyait toujours rien venir. Comme il s’impatientait , la vieille sorcière le fit appeler :
« - Le temps vous à paru long ! lui dit-elle lorsqu’il arriva dans masure, mais il faut savoir que tout arrive à qui c’est attendre , rien ne sert d’agir vite car pour avoir un bon résultat il ne faut pas être pressé. Voilà dit-elle en lui montrant une petite boite, il y a à l’intérieur une poudre qui paralyse la personne qui la respire, il suffit de verser cette poudre sur la personne désignée et le résultat ne se fait pas attendre. Après il n’y a plus que se saisir de la proie.
« -Oui, mais répondit le méchant homme, que faites vous donc des deux loups qui l’accompagnent la poudre agira-t-elle sur eux aussi, car sinon ils ne feront qu’une bouchée de nous !
« - Qui parle de nous ! s’écria la vieille, c’est vous et vous seul, qui allez déposer cette poudre, et pour les loups, vous n’avez rien à craindre la poudre agira sur eux aussi. Mais prenez bien garde de ne pas la respirer, car vous seriez aussi en danger, quoique le charme n’agit que trois heures et cela vous laisse largement le temps de vous saisir de la jeune femme et de revenir ici.
« - Oui-da s’écria le bonhomme, ce sera un jeu d’enfant !
« - Ne criez pas trop vite victoire, lui répondit la vieille, avec un méchant sourire, il vous faudra aussi vous méfiez des animaux de la forêt, qui eux sont toujours aux aguets et puis aussi les Elfes et les Nymphes, je vous conseille d’être très prudent !
Le bûcheron partit tout joyeux en serrant bien fort la petite boite dan sa poche, mais comme il n’avait qu’une confiance limitée dans la vieille sorcière il décida d’expérimenter la fameuse poudre ; il attendit patiemment qu’une petite souris traverse la pièce ou il s’était assis et jeta un peu de poudre aussitôt qu’elle apparut et immédiatement comme l’avait dit la sorcière la petite souris se retrouva bloquée sans pouvoir bouger. Aussitôt le bonhomme s’en saisie et la donna à son gros matou, qui n’en fit qu’une bouchée.
Ah,ah, se dit-il la vieille est vraiment très forte, à nous deux Manon nous verrons bien qui est le plus malin. Et il partit courir les bois tenant bien précieusement la petite boite dans ses mains. Pendant plusieurs jours il ne put s’approcher de la forêt magique, car il voyait s’en arrêt des petits animaux qui rôdaient à la lisière, et comme la vieille l’avait mis en garde il évitait d’y pénétrer de peur d’être reconnu.
Puis un jour la chance le servi. Tous les animaux avaient été convoqués pour une réunion extraordinaire, car il était question du prochain mariage de la jeune reine avec le bel étranger et chacun avait été convié à un goûter pour planifier le déroulement de la cérémonie, la jeune femme se retrouva donc seule dans sa promenade avec pour gardiens ses deux loups qui ne voulaient jamais la quitter, mais malheureusement ce jour-là ils furent impuissants à la protéger.
Le bonhomme après avoir constaté qu’il n’y avait personne dans la forêt , se plaça aux aguets dans un buisson et il attendit, il savait de source sûre que la jeune reine ferait sa promenade dans ce coin du bois, aussi la petite boite prête dans sa main, il attendait que sa victime arrive pour mettre son forfait à exécution.
Manon , loin de supposer qu’il y eu danger ,se promenait tranquillement , l’air était chaud , le soleil dardait ses rayons , mais la frondaison des arbres protégeait la jeune femme de leurs brûlures, c’était la fin du printemps et les fossés étaient jonchés de fleurs multicolores aux suaves parfums. Les arbres avaient revêtus leur dense feuillage d’un beau vert émeraude d’où s’échappées des guirlandes de fleurs d’orchidées , les buissons de roses croulés sous le poids des boutons à peines éclos, les chèvrefeuilles mêlés leurs fragrances à celles des roses, les églantiers couvert de leurs fleurs étoilées colorés de roses les verts buissons d ‘épineux, seuls quelques oiseaux chantaient pour accompagner la jolie Manon. Mais les deux loups semblaient être inquiets et pour se faire ne quittaient pas Manon, eux qui d’habitude aimaient gambader autour de leur maîtresse.

Cette promenade aurait pu être idyllique si soudain, avant que les animaux n’est pu réagir une forme sombre s’était lancée sur Manon et lui avait jetait de la poudre au visage ainsi que sur les deux loups, ils tombèrent tout trois comme foudroyés, comme mort, le bûcheron car c’était lui ne perdit pas de temps et se précipitant sur la jeune femme, il s’en saisit et la posant sur ses épaule sans ménagement, il s’enfuie hors de la forêt magique, laissant derrière lui les pauvres loups inanimés. Il courut aussi vite que son fardeau le lui permettait vers la masure de la vieille sorcière . Lorsqu’il arriva la journée tirée à sa fin les brumes du soir commençaient à s’assombrir. Et Manon n’était pas loin de retrouver sa connaissance. La vieille aussitôt se précipita sur la jeune fille et avant qu’elle se soit réveillée elle la transforma en une souillon au visage constellé de méchantes verrues, la pauvre Manon qui quelques instants plutôt était une fraîche et belle jeune femme était devenue grâce aux soins de la vieille, un laideron qui aurait repoussé les cœurs plus endurcis. Puis elle se mit rire aux éclats :
« - Voilà ta jolie servante dit-elle au bûcheron qui resta ébahis devant tant de laideur !
« - Mais la vieille, pourquoi l’avoir rendue si laide, il suffisait seulement de lui faire un charme , pour qu’elle perde la mémoire et qu’elle ne se souvienne de rien concernant la forêt magique lui dit –il, le cœur chaviré de voir ainsi la pauvre enfant.
Vraiment ce dit-il cette sorcière est vraiment un monstre, un jour il me faudra m’en débarrasser , car elle commence vraiment à me faire peur ! Soudain ils entendirent des gémissements et Marion se souleva de la paillasse nauséabonde sur laquelle le bonhomme l’avait déposée, elle commençait à doucement revenir à elle. Mais lorsqu’elle vit dans quel lieu infâme elle se trouvait, alors elle se mit à hurler !
« - Inutile de crier lui dit la vieille en ricanant, fini de jouer la belle, tu es est désormais redevenue une servante et voici ton maître, en dirigeant son index noueux sur le bûcheron.
La pauvre Manon n’était pas au bout de ses surprises, car lorsqu’elle découvrit l’état de ses vêtements un grand désespoir soudain l’envahie ! Qu’allait-elle devenir , puis un espoir lui vint , mais mes amis les animaux ils vont me reconnaître ce dit-elle et ils en avertiront les Elfes et ils viendront me sauver !
« - Bien pensée lui dit la sorcière, qui avait suivit sa réaction et qui avait compris ce qu’elle espérée, mais regarde donc à quoi tu ressembles , et elle lui tandis un miroir ; la pauvre enfant poussa un nouveau cri abominable et tomba évanouie dans les bras du bûcheron qui la reçut.
Allez, hors de ma vue, amène ta servante et que je ne te revois plus, je te préviendrai quand ce sera le moment de payer ta dette ! Et elle disparut dans une autre pièce de son infâme masure ; le bûcheron ce saisissant de son fragile fardeau sortit dans la nuit et se dirigea vers sa chaumière.
Pendant ce temps, dans la forêt magique, les loups s’étaient réveillaient et ne voyant plus leur jeune reine il commencèrent à chercher tout autour du bosquet près duquel ils furent agressés , ils reconnurent sans peine l’odeur du bûcheron qu’ils croyaient mort dévoré par leur enfants, aussi comprenant que leur reine était en grand danger, ils coururent aussi vite que leurs pattes le leurs permettaient pour avertir les Elfes et Altar le magicien. La nouvelle fut terrible pour tous, car ils adoraient cette jeune reine qui était l’amour incarné. Le jeune prince fougueux voulu partir immédiatement à la poursuite du bûcheron, brandissant son épée il était déjà en selle, mais Altar lui fit entendre raison, car dit-il, il y a de la sorcellerie la dessous et votre épée n’y pourra rien . Nous allons surveiller la maison du bûcheron ainsi que celle de la sorcière car nous sommes sur qu’elle n’est pas étrangère à cette disparition, aussi pour cela il va falloir s’armer de patience et faire confiance aux animaux car elle est leur reine et ils donneraient leur vie pour elle.
Jour et nuit diverses animaux rodaient autour de la masure de la vieille sorcière ainsi que de la chaumière du méchant homme, pendant les premiers jours ils ne remarquèrent rien si ce n’est qu’une servante sale et repoussante de laideur qui sortait parfois de la chaumière tout en cachant son visage, pourtant l’on pouvait voir ses yeux gonflés tant ils semblaient qu’ils aient pleurés. Un matin , un petit écureuil plus curieux que les autres s’approcha de la souillon et lui demanda :
« - Qui es tu ? nous ne te connaissons pas , es-tu la nouvelle servante du bûcheron ?
« - Je ne sais pas répondit la souillon, je me suis réveillée un matin dans cette chaumière , je ne sais d’où je viens , ni qui je suis ! La pauvre jeune fille semblait avoir perdu la mémoire, je suis la servante du bûcheron qui par bonté accepte de me garder en son logis, lui répondit elle !
L’écureuil ne répondit pas et partit en sautillant vers l’arbre le plus proche . Il rejoignit d’autres écureuils et leurs fit part de sa découverte :
« - Cette souillon comprend le langage des animaux, puisqu’elle m’a répondue lorsque je l’ai interrogée, et pourtant ce ne peut être notre reine, celle-ci est d’une laideur repoussante dit-il !
« - c’est étrange dirent les autres écureuils, il serait peut-être urgent d’en avertir Altar, lui saura ce qu’il faut faire.
Aussitôt dit aussitôt fait, il passèrent le mot à tous les animaux et le magicien en fut informé très vite ; aussitôt il réunis les Elfes, les Nymphes, les animaux et décidèrent de la conduite à suivre, le jeune prince n’était pas présent, car le pauvre courait la forêt du matin au soir à la recherche de sa bien-aimée, aussi décidèrent ils d’agir sans lui.

« - Je vais me changer en chat domestique, comme cela je pourrais m’approcher de la servante et je pourrais en savoir davantage, vous, vous continuez à surveiller la sorcière et le bûcheron moi je m’occupe du reste !
Cela dit il disparu et se retrouva près de la chaumière du bûcheron, il se transforma en un gentil chat tout noir et il se dirigea en miaulant plaintivement vers la chaumière, où il attendit tout en se léchant les pattes. Quelques minutes plus tard , une souillon sortie et se dirigea vers le poulailler, le chat aussitôt la suivi en miaulant très fort, aussitôt elle se retourna et vint caresser l’animal en lui prononçant des mots doux, le chat se laissa caresser en ronronnant , elle le saisi dans ses bras et il se lova en ronronnant de plus belle.
«- D’où viens tu mon beau chat, lui dit-elle, tu dois avoir faim et elle alla chercher une tasse de lait à l’intérieur de la chaumière pour le lui donner , après avoir lapé le lait le chat se frotta à ses jambes et se remit à ronronner.
Altar, vous vous souvenez c’est le magicien, décida de rester près de ce laideron qui avait un si bon cœur . Tout de même se disait Altar que cette pauvre fille est laide que s’en est presque insupportable, si c ‘est notre petite Manon quelle horrible mégère à pu créer un tel maléfice, si c’est la vieille sorcière de la forêt, elle ne sait pas à quoi elle va s’attendre, elle sera punie comme il se doit.
Le chat Altar resta donc près du laideron et observa très attentivement les actes de la pauvre fille, il trouva une grande similitude avec le comportement habituel de Manon, elle adorait les animaux , elle était douce et gentille. Alors il décida de voir si comme l’avait affirmait l’écureuil elle comprenait le langage des animaux.
Par un beau matin ensoleillé, le laideron lui avait apporté comme tout les jour son repas quotidien, Altar lui adressa la parole :
« - Quel est ton nom gentille maîtresse ? A sa grande surprise la jeune fille lui répondit :
« - Je n’ai pas de nom répondit-elle, je ne m’en souviens pas !
« - Depuis combien de temps es- tu la servante du bûcheron ?
« - Je ne sais pas répondit-elle, je me suis réveillée un matin dans cette chaumière et il m’a dit que j’était sa servante depuis , je lui obéis.
« - Comment as tu appris le langage des animaux, pour que tu puisses me parler ?
Ce fut toujours la même réponse, elle ne savais pas , c’est comme si elle venait de se réveiller seulement il y a quelques jours avant cela elle n’avait aucune mémoire. Alors Altar n’eu plus de doute le vilain laideron était en réalité la pauvre Manon qui était victime d’un maléfice. Mais qui avait voulu cela , il fallait le découvrir !Il attendit tranquillement que la pauvre victime soit très occupée et il se transporta du côté de chez la sorcière, s’étant transformé en rat il put sans danger pénétrer dans son antre, elle était en train de préparer une potion. Il interpella :
« - Alors la vieille toujours à préparer tes horribles potions, pour qui cette fois-ci tu la prépare , peut-être pour le bûcheron, je me trompe ? lui dit-il
« - Qui me parles, montrez vous, où je vous lance un sort ! s’écria-t- elle en colère.
« - Tu veux me lancer un sort vieille sorcière, comme tu l’as fait à la pauvre Manon , avoue donc ton forfait reprit-il
La vieille hors d’elle cherché partout d’où pouvait venir la voix, mais Altar était si petit qu’il pouvait se cacher n’importe où et la sorcière était de plus en plus enragée
« - Ah tu es l’amie de Manon, et bien tu vas voir , il va t’arriver la même chose qu‘à elle laisse moi t’attraper et tu verras !
« - Ah, tu reconnais ton forfait vile bonne femme, et bien si tu es maligne trouve moi , je suis si petit que ce te sera difficile.
« - A une sorcière rien n’est impossible ! Et aussitôt elle se change en un gros chat , Altar aussitôt se change en un énorme chien et se met à courir après la vieille qui aussitôt se change en petite souris ,alors Altar se change de nouveau en chat qui d’un bond saisi la souris et la croque en une seule bouchée. C’est fini pour la méchante sorcière mais aussi pour le charme qu’elle avait jeté sur Manon.
La-bas dans la chaumière du bûcheron une ravissante jeune fille vient de s’éveiller d’un long cauchemar, c’est Manon qui ne comprend pas pourquoi elle se trouve dans ce lieu. Le charme que lui avait lancée la sorcière venait de disparaître . Mais Altar arrive très vite près d’elle pour la rassurer, et ses amis les animaux aussi viennent autour d’eux . La nouvelle que la sorcière n’est plus à eu vite fait le tour de la forêt magique et les Elfes et les Nymphes étant au courant préparent une immense fête pour se réjouir du retour de la jeune reine . Le jeune prince tout heureux est arrivé à la chaumière pour ramener sa promise et c’est sur un beau cheval blanc encadré des deux superbes loups que la jeune reine et lui même revinrent dans la forêt magique entourés d’une innombrable foule d’animaux heureux d’avoir retrouvés leur protectrice et son fiancé.
Mais dans toute cette joie il ne faut pas oublier le bûcheron qui est la cause de tout ce désordre, Altar attendit le retour du bonhomme qui ne tarda pas à arriver , car la journée tirée à sa fin. Lorsqu’il arriva il fut surpris de ne pas voir sa servante, et comme il l’appelait Altar se présenta :
« - Bonsoir dit-il , vous chercher votre servante , je me trompe ?
« - Oui, répondit l’autre, mais que faites vous chez moi, et où est elle passé ?
« - Là où elle aurait toujours due être, lui répondit Altar et non dans votre chaumière à vous servir de servante, vous êtes un misérable et pour cela vous allez être puni ; et aussitôt avant que le méchant homme n’eut le temps de réagir Altar l’avait transformé en âne qui se mit aussitôt à braire comme un malheureux, puis comme ultime humiliation il lui grimpa sur le dos et rentra dans la forêt magique. La vie du misérable âne fut désormais de faire un travail peu pénible mais ô combien humiliant, de tirer la carriole dans laquelle se promenait la gentille reine Manon et son gentil fiancé et ce pour le reste de sa vie, la punition n’était pas si pénible que cela il faut bien en convenir !

Un mois plus tard la forêt magique était de nouveau en fête pour célébrer le mariage de la jolie reine Manon et de son fiancé le jeune et beau prince Almach, les festivités durèrent plus d’un mois , tous les rois et reines du voisinages furent invités, excepter les sorciers et sorcières mêmes si ils étaient gentils, c’était une sécurité !
FIN
Irène-B