
C’était une nuit de pleine lune, le ciel était clair, l’on pouvait y voir comme en plein jour, la lune d’argent éclairée le paysage d’une clarté lumineuse. Chaque animal se terrait cette nuit-là, car cela représenté pour eux un grand danger, les prédateurs étaient beaucoup plus nombreux.
Curieusement
il entendit comme une rumeur qui venait du poulailler et de l’étable, il prêta
l’oreille et entendit distinctement comme des voix qui émanaient de l’étable.
-Tiens
se dit-il il y a du monde dans mon étable à c’t’heure serait-ce ma femme qui
reçoit son amant ce dit-il l’esprit en éveille , j’en aurai le cœur net ;
et il se précipite sur la porte de la grange tout doucement sans faire aucun
bruit et colle son oreille contre la porte; c’est alors qu’il entend plusieurs
voix qui tiennent une conversation, aussitôt Jacques pénètre en force dans
l’étable pour constater que seul les vaches et les bœufs sont bien attaché au
râtelier , et qu’ aucun être humain n’est présent.
-
Alors Jacques lui dit soudain une voix que fais tu dans l’étable à cette heure
tardive, ne devrais tu pas être dans ton lit près de ta femme ?
-
Qui parle, s’exclame Jacques soudain dessoulé , répondez moi, ou vous cachez
vous ?
-
Du calme répondit la voix, pourquoi est tu dans l’étable à cette heure ?
Jacques
commençait à avoir peur ne sachant pas
qui lui parlait.
-
Qui me parles dit-il d’une toute petite voix tremblante ?
-
Oh Jacques reprit la voix, tu viens de signer ton arrêt de mort, au lever du
jour tu ne seras plus !
-
Que… quoi… je… je… je se… se… serai
mort au le… le… lever du jour bégayât –il ?
-
Tu as découvert un grand secret continua la voix pour cela du doit mourir , il
ne te reste que quelques heures à vivre Jacques !
-
Alors si il en ai ainsi répondit Jacques qui ne bégayait plus, montrer vous que
je saches au moins à qui j’ai affaire !
-
Tu l’auras voulu dit un bœuf en s’avançant vers Jacques suivit de tout le
troupeau vaches et veau compris.
Le
pauvre homme ouvrit des yeux si grand qu’il failli bien avoir une
attaque ;
-
Vous…vous…vous par…par…parlez dit-il en reprenant son bégayement les yeux lui
sortant de la tête , il tomba sur une botte de foin et resta complètement
anéanti.
Le pauvre homme se frottait les yeux , non ce
n’est pas possible se disait-il en lui-même , les bœufs ne peuvent parler , il
en était là de ses réflexions lorsque l’animal reprit la parole :
-Jacques
tu oublis que nous sommes la nuit d’Halloween et que c’est la nuit des esprits,
cette nuit là tout peu arriver, mais malheur à ceux qui découvre les secrets de
cette nuit si particulière , ils ne pourront pas y survivre !
Alors
c’est votre secret , vous parlez la nuit d’Halloween demanda Jacques ?
Oui
, ainsi que la nuit de Noël , nous avons ce moyen de nous exprimer, tous les
animaux de la création peuvent parler ces nuits-là !
-
Que… que … que vais… vais…je de… de… devenir demanda –t-il à genoux , vous…
vous… vous n’allez pas….pas…pas me faire mourir , j’ai tou …tou …toujours était
un…un…un bon … bon…bon maître avec
vous reprit-il en retrouvant un peu de courage, di…di…di…dites moi que je
rêve ?
-Non,
tu ne rêves pas reprit l’animal, et pour cela tu ne dois pas vivre car tu
révélerai notre secret, dans quelques heures tu ne seras plus.
Le
pauvre Jacques avait si peur qu’il en mouilla son pantalon, tout tremblant il
essaya de s’échapper, mais les animaux faisaient un cordon de protection autour
de lui. Les heures passèrent et Jacques
était complètement liquéfié dans sa terreur ; Il perdit connaissance.

L’aube point à l’horizon et les premières
clartés de l’aube pénétrèrent dans l’étable et notre ami Jacques revint à lui ,
il était totalement terrorisé croyant sa mort venir, dans l’étable tout était
calme et les animaux sagement attaché près des râteliers ; Jacques ouvrit
les yeux regarda autour de lui , tout étonné d’être encore en vie ; il
s’adressa au bœuf qui était le plus proche et lui demanda :
-
Comment suis –je encore en vie lui demanda –t-il , le bœuf tourna sa grosse
tête vers lui et tout en ruminant poussa un énorme Meuuum ! Et se remit à
ruminer.
- Comment dit Jacques tu ne me parles plus ce
matin pourtant cette nuit tu était bien
plus bavard et tu m’as même menacé de mort ?
Pendant qu’il dialoguait avec l’animal, sa femme et
le commis de ferme avaient pénétré dans l’étable et sans se faire repérer
ils écoutaient la conversation qu’il
avait avec le bœuf, tout étonné devant l’aspect étrange que représentait le
pauvre malheureux , les yeux hagards, le visage blême , le pantalon souillé
d’urine, et surtout ses cheveux qui avaient blanchi dans la nuit. Revenus de leur étonnement ils se
précipitèrent sur Jacques pour lui porter secours. Après qu’il fut douché, changé, réconforté avec un bon
café bien fort et quelques tartines beurrées, notre ami put enfin retrouver ses
esprits et c’est bien confortablement installé dans un bon fauteuil qu’il
raconta à sa femme médusée sont histoire de la nuit, mais il lui fit promettre
de garder le secret car sa vie en dépendait . Le commis de ferme ayant était
prié de s’occuper de la traite des vaches ne put assister aux conciliabules de
ses patrons, mais de temps en temps il s’échappait pour coller son oreille près
de la porte qui donnée dans la maison pour entendre quelques brides de la
conversation. Et c’est ainsi que le soir même notre pauvre Jacques était devenu
la risée de tout le village. On l’appelé désormais « Jacquot le
trouillard » qui parle avec les bœufs la nuit dans son étable et qui avait
peur de son ombre.
Mais ce que Jacques avait omis de dire à sa femme,
c’est que lorsqu’il quittèrent l’étable
le pauvre Jacques cru voir le bœuf lui
faire un clin d’œil.

Dans le village on parla longtemps de la nuit
d’Halloween et de l’aventure de Jacques, le malheureux n’osait plus rentrer
dans son étable à la nuit tombée de peur d’entendre les animaux parler, et
lorsqu’il lui arrivait d’aller boire une bière
à la taverne du village, il n’y restait pas longtemps car très vite un
petit malin était toujours là pour lui demander de raconter son histoire et
d’en rire à s’en tordre les côtes.
Jacques
s’était remis de son aventure très lentement, car la peur qu’il avait eu avait
sérieusement ébranlée son équilibre mental, mais les mois passèrent et même si
son histoire ne fut jamais oubliée, sa vie reprit progressivement son cours. La
fin d’ Octobre arriva et Jacques se senti de nouveau très anxieux car les
quolibets reprirent de plus belle . Aussi Jacques ne pouvant plus supporter
tous ces quolibets décida –t-il de se
venger.
La veille de la Toussaint il alla trouver les
villageois qui étaient à la taverne et leur proposa de faire une veillée dans
son étable , comme cela chacun pourrait se faire une idée de ce qui avait pu
lui arriver cette nuit -là .
- Fini les plaisanteries! Que les plus courageux
viennent passer la nuit avec moi dans
mon étable demain soir ce sera la nuit d’Halloween, et nous verrons bien ce qui
ce passera! Trouillard qui s’en dédit leur dit-il.
Les plus courageux acceptèrent et c’est une joyeuse
compagnie qui arriva bien avant la nuit tombée dans l’étable de Jacques , ils
étaient venus avec les bras chargés de bouteilles de bière , de jambons ,
saucissons , pains et fromages, car ils n’avaient pas du tout l’intention de s’y
ennuyer.
Jacques avait tout prévu avec la complicité de son
épouse, quelques minutes avant minuit, elle devait passer une bande enregistrée
diffusant une voix d’outre-tombe et qui reprenait les paroles du soi-disant
bœuf lors de la nuit d’Halloween précédente, cela pour effrayer à leur tour les
plaisantins qui avaient tant rit de la mésaventure de son mari.
Le soleil se couchait à l’horizon, la nuit n’allait
pas tarder à tomber , mais dans l’étable près des bœufs, des vaches et des
veau, une folle ambiance battait son
plein , la bière coulait à flot et les chansons paillardes allaient bon train.
Minuit sonna à l’église là-bas au village, mais dans
l’étable les esprits très échauffés par les vapeurs de la bière et les bonnes
victuailles, ils en avaient plein la panse, personne n’entendit les bœufs qui
se mirent à parler suivit de la voix d’outre-tombe émanent de la bande
enregistrée derrière la porte de l’étable. Ce fut celle-ci qui calma soudain
les rires gras des buveurs. Jacques soudain reprit par une très forte angoisse
s’affaissa privé de connaissance, reconnaissant les voix des animaux il eut si
peur que son cœur n’y résista pas et il mourut d’une crise cardiaque , les
autres convives complètement dessoulés comprenant enfin que quelque chose qui
n’était pas du tout normal était en train de ce passer, pissaient tous dans
leur froc, une débandade sans nom s’opéra , mais comme la fameuse nuit
d’Halloween précédente les issus étaient fermés par un cordon de vaches, de
veau et de bœufs qui les empêchaient de sortir , tandis que les animaux
parlaient en les menaçant de mort car ils avaient découvert leur secrets. Ils
étaient tous blancs comme des cadavres, certains même se mirent à vomir,
d’autres se mirent à gémir qu’ils ne voulaient pas mourir agenouillés dans la
paille, ce fut un beau désastre ;
Ce n’est qu’au petit matin que la femme de Jacques et le commis
découvrirent les pauvres malheureux complètement hagards tout surpris d’être
encore en vie, tout comme Jacques leur cheveux avaient blanchis et ils étaient
tous souillés de leur urine, tous au bord de la folie . Seul le mari de la
pauvre femme était couché dans la paille inerte et bien mort.

Dans l’étable les animaux étaient rangés bien
sagement devant leur râtelier en train de ruminer dans l’attente de la traite.
Cette
histoire me fut conté par ma grand-mère qui était très âgée, peut-être voulu-t-
elle me préserver de la superstition de la fête d’Halloween ; néanmoins
cette histoire fit le tour de tous les villages du canton et je puis vous
assurer que depuis personne ne sort de leur maison et rentre encore moins dans
leur étable ces nuits là.
J’espère que cette histoire ne vous à pas
trop effrayée, mais malgré tout méfiez vous des animaux les nuits d’Halloween,
ne rentrez pas dans les étables !
A
BON ENTENDEUR JE VOUS SALUT !!!!
FIN
IRENE---B