LE PETIT OISEAU POLISSON

Par
un beau matin du mois de Mai, alors que la nature était en fête, que les jours
étaient chauds et ensoleillés ; naquit un petit merle parmi une couvée de
trois petits œufs bleu-verdâtre, bien au chaud dans son nid constitué de boue,
de brins d’herbes, de feuilles et de mousse. Il fut bientôt en compagnie de ses
deux autres frères qui piaillaient à qui mieux, mieux dans l’attente de la
provende constituée de vers , larves et insectes fournie par le merle et la merlette leurs papa et maman.
Bien
à l’abri dans une haie entourant un jardin luxuriant, Dame Nature impatiente
avait fait éclore de-ci, de-là les bourgeons des arbustes environnant, habillée
de leur toilettes de soie aux couleurs pastels les arbres fruitiers, allumé les
talus de fleurettes sauvages ; animé par le bourdonnement guilleret des
petites abeilles affairées, c’est dans cette joyeuse ambiance que naquit notre
petit merlot
Quelques
semaines plus tard, notre petit merle senti pousser ses ailes et essaya de
voleter par-ci par-là, téméraire , s’enhardissant il voletait tout autour
du nid sans vraiment écouter les conseils avisés de ces parents.
-Prends
garde à toi lui criait sa maman affolée, le monde est plein de danger pour un
petit oisillon comme toi ! Il y a de gros chats qui ne ferait qu’une
bouchée de ton petit corps, sans parler des multiples autres dangers que tu ne
connais pas !

Mais
le petit merle tout heureux de sentir que ses ailes le portaient s’enhardissait
et volait de plus en plus loin du nid.
Un
jour qu’il s’était éloigné de la haie protectrice pour saisir un vermisseau qui lui paraissait à son goût , il ne
vit pas l’ombre qui se profilée non loin de lui, tout occupé à son affaire,
c’était l’ombre d’un chat tigré , chasseur impénitent de souris et de tout
autres bestioles qui se profilait au détour de la haie. Il n’eut la vie sauve
que grâce à sa maman qui le surveillait et qui se mit à voleter autour du chat pour lui faire oublier son petit au détriment
de sa propre vie. L’alerte fut chaude et le petit merle resta bien sagement
près de ses frères dans le nid pendant quelques jours.
Mais
la leçon fut très vite oubliée, notre oisillon
oublia la grande peur et continua à voleter de plus en plus loin du nid.
Il
arriva un jour lors de ses escapades , près d’une maison où vivaient un couple
d’humains pas très futés ; l’homme s’activait dans son jardin, et sa femme
petite boulotte au yeux de souris était là pour le regarder et le critiquer,
car ce n’était jamais bien fait à son goût, lorsque soudain elle aperçut le
petit merlot qui voletait sur le chemin, aussitôt cette nigaude appela son mari qui arriva son sourire niais éclairant
son visage et elle lui montra le petit oisillon, aussitôt elle courut en se dandinant comme une oie après l’oiseau
dans le but évident de l’attraper. Mais le petit oisillon ne se laisse pas
attraper , les deux nigauds n’ont pas compris que l’oiseau pouvait se
débrouiller tout seul; la merlette , la
maman de l’oiseau voletait autour des deux nigauds leur intiment l’ordre par
ses cris de laisser son petit tranquille , mais rien n’y fait , lorsque la
nigaude fut sur le point de se saisir du bébé oiseau, la merlette vola sur sa
tête en lui donnant des coups de bec agressif en signe d’intimidation, et c’est
admirable de voir le courage et l’amour de l’oiseau pour sa progéniture ;
mais la nigaude toute a son affaire chassa la merlette d’une chiquenaude et
repartie de plus belle derrière l’oisillon de plus en plus affolé.
La
nigaude craintive de toucher l’oiseau à main nue, elle demanda à son
« béné » de mari qui l’a regardait en gobant les mouches d’ôter son
tee-shirt, et elle s’en servi pour recouvrir le pauvre oiseau afin de mieux le
saisir; lui le bernuda au raz des fesses, le ventre proéminent, le sourire
niais sur sa face de « béné* » contemplait sa femme en se caressant
le ventre. La nigaude se dirigea aussitôt dans sa maison tenant le pauvre
oiseau prisonnier du tee-shirt ; tandis que la merlette voletait dans tous
les sens croyant avoir perdu son bébé.
Au
bout d’un certain temps la nigaude ressortie de sa maison et lâchât
l’oisillon dans la cour et ils restèrent le nigaud et elle à contempler
le pauvre oiseau affolé, qui dans sa peur ne savait plus voler, il tournait et
retournait , voletant au raz du sol dans tous les sens. Alors la nigaude toujours en se dandinant, rentra chercher un
torchon pour se saisir à nouveau de l’oiseau et elle le remit dehors au même
endroit qu’elle l’avait trouvé sans plus s’occuper de sa pauvre petite victime.
La
merlette qui était restée près de la maison , put enfin retrouver son petit et
s’en occuper, celui-ci mit longtemps à retrouver son calme, et pouvoir
s’envoler vers son nid. La leçon fut profitable cette fois-ci croyez moi !
Il
n’y eu jamais petit oiseau aussi gentil est obéissant que celui-ci, il devint
un beau merle , qui tout les matins et souvent le soir nous ravit de son chant
puissant, fluté et mélodieux
*
idiot, pas intelligent
FIN
IRENE---B