LA GRANDE FORET MAGIQUE

 

              Il était une fois, perdue dans un pays lointain de l'Europe centrale, une grande forêt que les gens du pays disaient être magique, personnes jamais ne s'approchaient de sa lisière ; bien au contraire ils s'en éloignaient aussi loin qu'ils le pouvaient car ils en avaient très peur. Depuis toujours une légende qui était transmise de génération en génération racontait que la forêt était enchantée et que les malheureux qui s'y étaient égarés n'avait plus jamais reparus , ils avaient disparus corps et bien.

Pourtant un jour un jeune homme nommé Zoltan décida de ne pas croire à cette légende et pris la décision au grand dan de ses proches, d'aller y

passer une semaine entière, pour prouver à tous que cette histoire ne tenait pas debout. Après avoir préparé son baluchon, consistant en quelques

vivres de secours et un vêtement de rechange, puis armé de son arc, de ses flèches et de son épée ,il avait enfourché son cheval, un fringant étalon de

race léttonnienne à la superbe robe noire et laissant sa famille éplorée, il était partit vers la forêt maudite .

Quand il arriva à l'orée de la forêt la nuit commençait à tomber, le ciel virait à l'indigo, des écharpes blanches de brumes s'accrochaient au faîte des

branches, l'air avait légèrement fraichit , il décida donc de faire un bivouac à la lisière et après s'être préparé un abri sommaire fait de branchages et

de fougères, il s'endormi après avoir absorbé un frugal repas. Sa nuit ne fut pas de tout repos, son sommeil étant peuplé de cauchemars, lorsqu'il

s'éveilla au petit matin il fut rassuré de retrouver son cheval qui était toujours près du bivouac. Après avoir avalé comme la veille un peu de

nourriture , il s'engagea avec son coursier dans l'immense forêt, mais aucun chemin n'y était tracé, aussi tenant le licol de l'animal d'une main et son

épée de l'autre, il se fraya un passage dans la dense végétation, Aucun chant d'oiseau ne venait troubler le silence pesant de cette matinée d'été ,les

arbres étaient si hauts et si feuillus, que l'on ne pouvait plus distinguer le ciel, une pénombre verte l'avait remplacé .Zoltan ne se sentait pas à son aise

et son cheval n'avançait près de lui que parce qu'il le tenait d'une main ferme.

Après avoir taillé dans la végétation un passage pendant plusieurs heures , ils arrivèrent dans une grande clairière inondée de soleil au milieu de

laquelle coulait une source jaillissant entre deux rochers noirs, le jet limpide tombait entre des pierres qui formaient comme un bassin naturel, dont le

fond était tapissé de sable et de petits graviers, le jeune homme et son compagnon heureux de pouvoir se désaltérer se penchèrent sur l'onde claire et

burent avidement. Puis, pendant que son cheval broutait l'herbe tendre et drue de la clairière, Zoltan s'accorda un peu de repos et s'allongea à

l'ombre d'un immense chêne où il s'endormi.

Plus tard lorsqu'il se réveilla son cheval n'était plus prés de lui , inquiet il l'appela , mais aucun son ne se faisait entendre c'était le silence total, il

chercha le passage qu'il avait emprunté mais la végétation avait tout de nouveau envahie, il était prisonnier de la clairière, seul. Zoltan n'était pas un

couard aussi décida -t-il de se construire un abri pour la nuit et peut-être que son cheval reparaîtrai plus tard. Il était en train de s'affairer lorsque

soudain, surgit une biche gracile qui se mit tranquillement à brouter quelques feuillages non loin du jeune homme, celui -ci surpris se saisi de son

arc et d'une flèche et mit en joug la jeune biche.

 

  - « Ne fait pas ça , si tu tiens à la vie dit la biche et aussitôt elle se transforma en une belle dame au visage voilé, puis elle disparue aussitôt .

Zoltan resta tout surpris et se demanda en lui-même s'il n'avait pas rêvé . Le jeune homme attendit que la belle femme voilée reparue, mais la matinée

passa et ni le cheval, ni la biche ne refirent leur apparition. Las d'attendre il décida de se frayer un passage dans la direction ou avait disparue la

jeune femme. La végétation était dense, et il ne réussi qu'à avancer de quelques mètres, car aussitôt elle se reformée derrière lui, fatigué et affamé il

décida alors de revenir sur ses pas et s'installer dans la clairière qu'il avait quitté le matin même, mais chose surprenante lorsqu'il voulu faire demi

tour, il découvrit un sentier tout propre et facile d'accès . Etonné il s'y engagea ; après avoir suivi le sentier pendant plusieurs heures , son estomac

criant famine il arriva dans un immense parc peuplé des essences d'arbres les plus rares , des buissons de fleurs odorantes, de romarin, de mimosas

embaumé l'air, des oiseaux multicolores voletaient de branches en branches , peuplant l'air de chants harmonieux. Zoltan cru être arrivé dans un

lieu paradisiaque, tant les couleurs, les senteurs, et les chants des oiseaux étaient hors du commun.

Soudain surgissant d'une allée d'eucalyptus, une biche s'élança gracieuse sur le sentier que suivait Zoltan, instinctivement il porta sa main sur son

arc et ses flèches , il était si affamé ! mais aussitôt la biche comme la veille se changea en une jeune femme voilée.

- « Zoltan, lui dit-elle, tu viens de commettre de nouveau la même erreur qu'hier, suis moi et dépose tes armes à tes pieds , tu n'en auras pas besoin.

Le jeune homme très étonné , mais obéissant, déposa son arc , ses flèches et son épée tout près d'un buisson au feuilles rouges qui contrastait avec les

autres buissons de couleurs plus vertes, espérant les retrouver s'il devait prendre la fuite rapidement. Puis il se laissa conduire par la jeune femme qui

le guida vers un labyrinthe . Au milieu de celui-ci ce situé une construction si extraordinaire que Zoltan cligna des yeux tant était grand son

étonnement.

C'était un immense palais fait de pierres scintillantes et semi-précieuses , ce palais des merveilles était la résidence de la mystérieuse femme voilée qui

courait la forêt transformée en biche ; Zoltan revenu de sa surprise demanda :

- « Vous êtes la princesse de ce magnifique palais, mais pourquoi l'avoir construit dans cet immense labyrinthe ?

- «  C'est une triste histoire lui répondit la jeune femme, bientôt peut-être tu connaîtras l'histoire de ce palais et aussi de cette forêt. Pour l'instant tu es

prisonnier dans ce labyrinthe et ta résidence est désormais ce palais, tu auras tout ce que tu désires, mais tu ne pourras plus quitter ces lieux.

Zoltan se cabra devant cette affirmation et chercha aussitôt des yeux le moyen de s'échapper, mais tout autour de lui ce n'était que mur végétal , fait

au trois quart de buissons épineux inextricables , Alors un peu découragé il décida pour l'instant de ne pas réagir et d'attendre la suite des

événements.

La jeune femme le conduisit à l'intérieur du palais , il traversèrent des salles ou tout n'était que magnificence , les murs étaient incrustaient de joyaux

qui scintillaient à la lumières des torches , de lourdes tentures en soie de chine donnaient un aspect feutré à tout l'ensemble, des meubles massifs et

incrustés de nacres aux formes gracieuses étaient disposé dans un désir de confort. De larges baies ouvertes sur le jardin , dont les fragrances

pénétraient à l'intérieur du beau palais. Où que l'on puisse porter les yeux ce n'était que raffinement et beauté.

Zoltan ne cessez d'être étonné, d'abord la biche, puis la jeune femme voilée, puis ce merveilleux palais digne des mille et une nuits ; la jeune femme le

regardait admirer tout autour de lui, sans parler, elle attendait patiemment que le jeune homme sois revenu de son étonnement. Elle n'attendit pas

longtemps, Zoltan devint soudain très sérieux et ce tournant vers la jeune femme , il s'écria :

- « Pourquoi m'as tu conduit ici ?

- « Et qui es tu ?

- « Toi qui habites dans ce palais pourquoi te changes tu, en biche pour courir la forêt et piéger les pauvre gars comme moi et les enfermer ensuite

dans ce labyrinthe infranchissable ?

Il prononça son trait sans reprendre son souffle tant il était en colère.

La jeune femme souriante lui répondit :

- « Je vais répondre à tes questions jeune écervelé , tout d'abord tu n'aurais jamais due pénétrer dans cette forêt qui est un lieu sacré, les habitants de

ton village ne ce serait jamais approché d'elle. Depuis des générations cette forêt est protégée par un maléfice très puissant, tout imprudent qui y

pénètre n'en ressort jamais . Tu ne reverras plus jamais les tiens ! Tu vivras désormais dans ce palais, inutile d' essayer de t'enfuir, le labyrinthe est

piégé et tu ne retrouvera jamais la sortie ; chaque jour les murs se déplacent et il est impossible de pouvoir en découvrir le moyen d'en sortir, tu as

était présomptueux voilà ou t'as conduit ta témérité.

Quand à moi poursuivi la jeune femme, je suis la gardienne de cette forêt.

- « Peux-tu me dire si tu as vu mon cheval, demanda Zoltan redevenu calme et soumis, je l'ai perdu dans la forêt, depuis il n'est pas reparu ?

 Soudain un beau jeune homme apparu et demanda :

- « Tu parles de moi Zoltan ? Me voici et aussitôt il se changea en un bel étalon qui fut aussitôt reconnu par son propriétaire.

- « Te voilà mon bel ami , ta présence me manquait, mais par quel magie tu peux te transformer en être humain tout comme cette jeune femme ici présente ?

- « Aurais tu oublié que tu es dans un lieu magique lui répondit le cheval qui s'était de nouveau retransformé en être humain, nous pouvons nous

transformer à volonté mais pour cela il faut avoir le cœur pur.

- «  C'est exact reprit la jeune femme , toi Zoltan tu le pourras que lorsque ton cœur sera libre de toute agressivité, de désir de vengeance , de curiosité

malsaine, alors , alors seulement tu deviendras libre de te transformer à volonté et tu pourras alors quitter ce palais , mais pas franchir le labyrinthe

encore pour cela il te faudra subir une ultime épreuve.

- «  Puis-je connaître ton nom demanda le jeune homme en souriant vers la jeune femme ?

- «  Je m'appelles Zakia et je suis la gardienne de ce palais comme je te l'ai déjà dit ,veux-tu visiter tes appartements, il suffit de demander et ils seront

crées à ton désir ?

- «  La première chose que je désir répondit Zoltan c'est de pouvoir me nourrir , car je suis affamé, depuis des heures que je cours dans cette forêt, je

n'ai rien mangé depuis hier.

La jeune femme claqua dans ces doigts est aussitôt, venu de nulle part apparu une table chargée des mets les plus raffinés, tous au goût précis du

jeune homme. Aussitôt des petits êtres volants, vêtus de soie aux riches couleurs entourèrent Zoltan et l'installèrent dans un riche fauteuil tapissé de

velours cramoisi près de la table et ils se mirent à le servir.

Le jeune homme se jeta carrément sur la succulente nourriture d'où s'échappé des fumets à ouvrir l'appétit de moins affamé que lui. Longtemps il se

restaura en faisant durer un plaisir qu'il n'avait jamais connu auparavant, il goûtait des plats si raffinés que sans se poser de question il les

engloutissait goulument tout en se léchant les doigts, en buvant des vins pareil à du nectar ; puis sa faim enfin rassasiée il s'enquit enfin du lieu dans

lequel au dire de la belle dame il était destiné à y finir sa vie.

Aussitôt qu'il eu quitté la table les reliefs du repas firent place à des jonchées de fleurs odorantes disposées harmonieusement dans de grands vases de

cristal, une douce musique sourdait dans l'immense pièce toute tapissée des plus somptueuses tapisseries que l'on put imaginer . Zoltan regarda

autour de lui, mais il était seul , il se dirigea vers un grand escalier en marbre rose qui le conduisit dans un immense corridor ou des porches abritant

de grandes portes en bois précieux ouvraient sur des chambres aux mobiliers aussi précieux et raffinés que tout l'ensemble du château déjà visité.

- «  Quelle est donc ma chambre se dit-il en lui-même , il me serait agréable de me reposer après toutes ses émotions, après j'aurais l'esprit plus clair

et je m'éveillerais peut-être de cet étrange rêve . Aussitôt qu'il eu exprimé son désir de trouver son lit de repos une grande porte s'ouvrit devant lui,

laissant apercevoir une grande pièce très claire ,les murs étaient tapissé de soie chatoyante aux couleurs préférés de Zoltan à savoir un bleu roi et un

vert turquoise ; les courtines d'un grand lit à baldaquin qui en occupé le centre était faites elles aussi des mêmes tissus couleurs bleu roi avec des

broderies vertes émeraudes ,le couvre lit de fourrure blanche éclairait l'ensemble ajoutant une note de raffinement à cette harmonie ; posé sur le sol

près de la tête de lit un brûle-parfum de jade laissé échapper une fumée dont l'arôme évoquait toutes les séduction de l'orient., de grands coffres

sculptés et polis occupés les espaces prés des murs , des tapis fait de haute laine blanche recouvraient la mosaïque du carrelage ,des coussins étaient

posés un peu partout dans un désordre savant ; tout était fait pour y inspirer le repos du corps et de l'esprit, Deux grandes fenêtres s'ouvraient sur le

parc, émanant de celui-ci une brise parfumée faisait onduler doucement les courtines du lit.

Zoltan émerveillé ne savait ou porter son regard, mais la fatigue aidant il se laissa glisser sur le lit qui était si proche et fixant de ses yeux

ensommeillés le ciel de lit parsemé d'étoiles d'or, bientôt il glissa dans un sommeil réparateur.

Un rayon de soleil vint taquiner le front du jeune homme qui s'éveilla tout doucement, étirant ses membres engourdis, il ouvrit ses yeux étonnés sur le

somptueux décor de sa chambre ; non il n'avait pas rêvé il était bien dans ce château étrange où il suffisait d'exprimer un vœu pour qu'il se réalise

aussitôt.

C'était le matin et des gazouillis d'oiseaux émanaient du parc, c'était un joyeux concert qui réveilla totalement Zoltan. Au pied du lit était posé une

robe d'intérieur en fine soie parsemée de pierres précieuses, des babouches en cuir léger et brodées était posées sur le tapis au pied du lit ; dans un

alcôve un bassin empli d'eau chaude parfumée attendait que le jeune homme vienne y faire ses ablutions. De grands miroirs tapissaient l'alcôve et

l'on pouvait s'y mirer tout en prenant son bain. Aussitôt les petits serviteurs ailés s'occupèrent de lui ; baigné, parfumé, habillé, coiffé Zoltan se

contempla dans les beaux miroirs et ne se reconnu pas, devant lui était un superbe jeune homme habillé comme un prince qui le regardait les yeux

écarquillés

 

 

  « c'est moi ce jeune prince se dit-il , en se contemplant dans un des miroir, alors la vie est belle. Il réalisa qu'il était affamé et aussitôt sans qu'il eu le temps d'exprimer un vœu, apparue devant lui une table mise et il n'eut qu'à s'asseoir pour déguster un succulent petit déjeuner.

Comme la matinée était bien avancée, il décida de faire le tour du château et même de rencontrer la jeune femme voilée qu'il n'avait pas revu depuis

la veille ; il souhaita d'être rendu dans la grande salle , là ou il avait fait le succulent repas de la veille, aussitôt il s'y retrouva, mais comme la salle

était déserte il décida de parcourir les corridors à la recherche de quelque chose ou bien d' une âme vive, car il éprouvé une grande solitude

soudainement presque de la peur. Il exprima le désir de voir son cheval qui la veille l'avait tant surpris de sa transformation, il ne connaissait même

pas le nom de ce nouvel humain, il ne songea même pas de l'appeler de son nom de destrier ce qui aurait été plus naturelle. Soudain une belle voix

grave retentit derrière lui, le bel animal au pelage lustré se dressait derrière lui.

- «  Tu m'as demandé lui dit-il en se transformant en un superbe jeune homme comme la veille ?

- « Oui, j'aimerai connaître ton nom d'humain répondit Zoltan à moins que tu portes toujours ton nom d'étalon !

- « Non, lui répondit le jeune homme, comme je suis humain il est plus convenable que je sois nommé comme un humain, mon nouveau nom est

Sherkan , mais si tu veux je peux me transformer en étalon et nous pourrons aller courir dans le parc qui est aussi immense que toute la durée de ta

promenade, il n'a pas de fin.

- « Allons lui répondit Zoltan, j'espère que tu as toujours le pouvoir de la parole en tant qu'animal, ainsi nous pourrons bavarder .

- « Si tel est ton désir, sois exaucé lui répondit le jeune homme.

Ils se retrouvèrent au pied du grand escalier devant le château, aussitôt Zoltan enfourcha l'étalon qui partit au galop sur les chemins bien tracé du

parc, ils traversèrent des prairies peuplées de milles essences de fleurs au parfum subtile,

Ils s'arrêtèrent près de fraiches sources qui alimentaient de bondissants ruisseaux qui chantaient parmi une végétation touffue. Zoltan et sherkan

musèrent sur la mousse tendre abrités sous l'ombrage d'un saule pleureur , regardant le ballet aérien des libellules qui frôlaient de leurs ailes

diaphanes le cours de l'eau. Ils étaient heureux et insouciant , oubliant la magie qui les avaient réunis, quand soudain une biche vint se désaltérer

près du ruisseau, aussitôt Zoltan cru reconnaître la biche du château.

- « La connais-tu demanda -t-il à sherkan, n'est-ce pas la biche qui hante le parc du château?

- «  Mieux encore, répondit son compagnon c'est la princesse du château dans lequel nous sommes prisonniers !

La biche s'approcha aussitôt du couple et se transforma en une jeune femme voilée, oui je suis la princesse du château, et comme vous je suis

prisonnière du maléfice qui emprisonne le château et les terres alentour.

- «  Pourquoi ce voile qui nous cache je le suppose un ravissant visage? demanda Zoltan curieux .

- «  Je ne peux me dévoiler répondit la jeune femme, les larmes dans la voix, car je suis victime moi aussi d'un méchant maléfice qui me prive des

traits de mon visage, il me fut effacé par un méchant sorcier qui me retient prisonnière comme vous dans ces lieux.

Le château ainsi que toutes les terres alentour sont soumis à un enchantement qui ne sera détruit que par un acte courageux venant d'une personne

qui sera élue pour détruire ce maléfice.

Autrefois, il y a très longtemps, vivait en ces lieux un jeune prince , avec toute sa cours, chacun vivait libre et le territoire était un lieu où il y faisait

bon vivre, ce jeune homme s'apprêtait a voler en juste noce avec une jeune princesse sa voisine, ces deux jeunes fiancés s'aimaient sincèrement et ils

étaient tout heureux de leur épousailles qui allaient les unir le lendemain. Le château était apprêté pour la noce, des cuisines émanaient des parfums

de succulents mets, chacun s'activait fiévreusement pour que tout soit près le jour venu.

 

La fiancée dans son château choisissait ses atours les plus somptueux pour faire honneur à son si gentil fiancé , elle avait fait tresser dans sa longue

chevelure couleur de miel des guirlandes de fleurs blanches et rouges, que sa marraine la fée avait rendue immortelles pour qu'elles soit aussi

fraîches que lors de leur cueillette, sa robe avait été tissé avec la soie la plus fine d'un beau rouge écarlate parsemé de fleurs brodées de fils d'or , des

mules en satin de la même couleur que la robe chaussaient ses mignons petits pieds, en un mot la jeune fille était semblable à une fée tant elle était

ravissante.

Insouciante elle voltigeait dans sa chambre, heureuse, prenant et reposant des voiles tous aussi beaux les uns que les autres qui devait servir à couvrir

la virginité de son regard devant l'autel lors de son mariage.

Pendant ce temps au château du fiancé les préparatifs se poursuivaient intensément.

Mais le bonheur n'était pas accueilli de la même façon pour tout le monde, le jeune prince avait un frère qui était a l'opposé du caractère aimable que

le jeune homme avait hérité à sa naissance, celui-ci était de caractère ombrageux et jalousait secrètement son frère depuis toujours, il était lui aussi

amoureux de la jolie voisine , mais celle-ci préférait son frère le plus jeune pour son caractère doux et enjoué.

A l'annonce des fiançailles du jeune homme , il était parti se réfugier dans un bosquet du parc et avait donné libre cours à sa colère, brisant tout sur

son passage, hurlant sa rage et son désespoir. Il en était là de sa furie lorsque lui apparu son parrain qui était sorcier ; oui, les filles avait pour

marraine des fées et les garçons avait pour parrain des sorciers, cela ce passé comme cela dans les temps anciens.

- « Pourquoi cette fureur lui demanda -t-il

- « Zakia et mon frère vont se marier, c'est lui qu'elle à choisi

- « Ne te désole pas lui dit celui-ci, calme ta colère, cette jeune personne ne t'as pas choisi qu'à cela ne tiennes , ton frère ne pourra pas profiter de son

bonheur, et la jeune fille non plus.

- « Oh, parrain, je la veux, je la veux, mais ne la fait pas mourir je t'en pris !

- « Ne crains rien , lors du mariage je vais jeter un charme sur le château de ton frère et le mariage ne ce fera pas, sois en certain.

Et il en fut comme le sorcier l'avait dit, à l'instant où les jeunes gens allaient échanger leurs serments un éclair foudroyant éclaira tout le château et

tous les invités ainsi que le fiancé disparu, la jeune fille fut transportée dans son château où elle se retrouva prisonnière, car le sorcier avait cerné le

parc et le château d'un immense labyrinthe dont les allées changées de place chaque jour . Les invités ainsi que le jeune fiancé furent transformés en

animaux tous en fonction de leur caractère. Les uns furent changé en rats, d'autres en renards, d'autres encore en loups, en chiens, en chats , en

poules etc... et le jeune fiancé lui fut changé en cerf et tous furent prisonnier dans les châteaux et de leurs alentours.

La malheureuse fiancée ce retrouva bien seule dans le siens et ses serviteurs étaient transformés en petits êtres volants, pire encore lorsqu'elle voulu

se mirer dans son miroir elle découvrit qu'elle n'avait plus de visage et qu'elle était condamnée à garder un voile pour cacher son infortune.

Dans sa détresse elle appela sa marraine la fée qui accouru près d'elle, mais devant la puissance du maléfice, elle ne put pas faire grand-chose.

- « Voilà lui dit-elle, je ne peux te rendre ton beau visage, mais je peux néanmoins te transformer en biche et là tu pourras franchir le labyrinthe et

aller jusque dans la forêt qui l'entoure, ainsi tu pourras rejoindre ton bien-aimé qui lui est transformé en cerf , ainsi vous pourrez vous voir et vous

aimer. Lorsque tu le désireras tu redeviendras humaine , mais tu devra garder ton voile.

Ainsi fut fait, la jeune fiancée c'est moi reprit Zakia, mon château devint un château magique dans lequel je suis prisonnière est tous ceux qui comme

vous Zoltan pénétraient dans la forêt ils en restèrent prisonniers et la fée ma marraine les transformait en serviteurs ailés pour me servir, pour vous et

votre cheval elle à fait une exception, je ne sais pourquoi !

Vous avez parlé d'un acte courageux qu'un élu pourrait faire et qui pourrait détruire le maléfice du sorcier.

- «  quel et donc cet acte ? demanda Zoltan.

- «  Vous pensez être l'élu lui répondit la jeune fille, cela pourrait expliquer que ma marraine ne vous ai pas encore transformé en serviteur ailé

Tout d'abord nous allons nous présenter, comme vous le savez je m'appelle Zakia, et vous c'est Zoltane je crois, ainsi que votre compagnon qui

s'appelle sherkan, vous pensez pouvoir me venir en aide ?

- « Avant de vous répondre puis-je connaître de quel acte courageux il s'agit, demanda Zoltan

- « vous êtes ou bien fou, ou bien vous êtes inconscient de ce qui vous sera demandé , je ne peux vous demander un tel sacrifice, je ne le peux ! lui

répondit la jeune fille.

- «  Princesse ne désirez-vous pas retrouver votre fiancé et vivre enfin heureuse ? lui demanda le jeune homme

- « C'est mon plus cher désir, bien sûr répondit-elle, mais comment vous demandez pareil sacrifice ?

- «  Informez-moi , je vous le demande et foi d'homme d'honneur j'accéderai à votre demande !

- « Le sort en ai jeté répondit Zakia, Dans quelques jours ce sera la pleine lune , mon fiancé qui est transformé en cerf doit me rejoindre dans une

clairière de la forêt, je vous aiderai vous est votre compagnon à passer le labyrinthe , lorsque mon fiancé et moi nous serons réunis vous devrez

chacun nous percer le cœur d'une flèche d'argent et le maléfice sera enfin détruit.

- « Mais vous nous demandez de vous tuer, s'exclama Zoltan, vous savez ce que représente ce souhait ?

- « Oui, ne craignez rien tout ce passera le mieux du monde répondit la jeune fille. Vous êtes chasseur vous avez l'habitude de tuer des cerfs et des

biches, je suppose !!!

A bientôt en attendant profitez bien de la magie de ce château. Puis elle disparue.

Zoltan encore sous le choc de cette demande resta un moment songeur, puis la voix de son compagnon le sorti de sa torpeur

- « Tu sais Zoltan , je ne suis qu'un cheval et je ne sais pas tirer à l'arc, comment veux tu que je puisses t'aider ?

- «  Oh, mon ami, comment ai-je pu oublier cela ! Malgré ton bel aspect d'humain tu n'est qu'un cheval, c'est vrai ! Te sens tu capable d'apprendre à

tirer à l'arc ?

- « Je peux toujours essayer lui répondit Sherkan.

Aussitôt Zoltan désira avoir deux arcs et des flèches et à l'instant même de beaux arcs et leur flèches furent déposés à ses pieds. Prenant comme cible

le tronc d'un arbre desséché il entreprit d'apprendre à son cheval transformé en homme à tirer juste vers la cible. Il fallait faire vite , car il n'avait que

quelques jours pour en faire un bon tireur.

Heureusement pour lui Sherkan était un jeune homme adroit et intelligent et il apprit très vite le maniement de l'arc ; il s'entraînèrent beaucoup pour

être sur de ne pas louper leur cible.

Ils ne revirent pas la jeune princesse , mais ils purent vivre comme de vrais princes dans ce château magique, rien ne leur manquait , leur moindre

désir était aussitôt exaucé ; et le grand jour arriva.

La jeune fille voilée leur apparue le matin même, dans le parc où ils étaient en train de s'exercer au tir à l'arc ;

- « Ce soir c'est la pleine lune leur dit-elle êtes vous toujours d'accord pour exécuter cette terrible épreuve, nous transpercer tout deux d'une flèche

d'argent, afin que nous soyons libéré du maléfice ?

- « Oui princesse, à nos corps défendant , nous promettons de vous en délivrer, au prix de notre propre vie, répondit les deux jeunes gens, espérons

que vous savez ce que vous demandez, car cela nous semble bien extrême comme solution à votre problème.

- « Ne vous inquiétez pas, répondit la princesse, la fée ma marraine sera là, il ne peut rien arriver de pire ! retrouvons nous ce soir au premier coup

de minuit à l'entrée du labyrinthe, ma marraine et moi nous vous guideront , à ce soir et elle disparue.

Zoltan décida de continuer à s'entraîner à l'arc , puis l'après dîner il le consacra à son nouvel ami Sherkan son cheval transformé.

- « Que désires tu cher ami, redevenir cheval ? ou bien rester un jeune homme pour le reste de ta vie ?

- « Oh, la vie d'humain est très alléchante tu sais, j'aimerai bien rester humain mais est ce trop demander !

- «  Tu es dans un château magique lui répondit son compagnon, tu n'as qu'à demander et tu seras exaucé

 

- « Si cela est ton désir qu'il en soit fait selon ta volonté lui dit une voix derrière lui, et aussitôt apparue une femme splendide auréolée de lumière, ses

vêtements étaient aussi légers que les ailes de papillon, ils en avaient également les couleurs et l'éclat elle tenait une baguette magique à la main,

souhaitons que tu ne le regrette jamais ajouta-t-elle en souriant !

- « Je me présente, je suis la fée Iris, la marraine de la princesse Zakia, vous êtes les élus qui doivent détruire le sortilège qui emprisonne ma filleule

et son fiancé Kamoka, pour vous récompenser , il vous suffit de faire un vœu et il vous sera exaucé ; Sherkan tu l'à déjà fait , mais que désirez vous

Zoltan ?

- «  Je ne désir rien d'autre que délivrer cette charmante jeune fille , afin que ceux qui ont nuit à sa liberté soit puni répondit Zoltan !

- « C'est tout à votre honneur, mais vous ne demandez rien pour vous-même, prenez le temps d'y réfléchir lui répondit la fée et elle disparue.

Lorsque la nuit fut venue, les deux jeunes gens très impatients et aussi très énervés se rendirent à l'entrée du labyrinthe, pour attendre l'heure ou la

fée et la jeune princesse devaient les retrouver pour en franchir l'accès. L'attente fut assez angoissante, pour nos deux héros, les bruits, les

frémissements de la nuit, le cri de la chouette là-bas perchée dans le vieux chêne mettait leurs nerfs à rude épreuve , comment allait ce terminer cette

étrange aventure ce disaient-ils en ce regardant, lorsque surgit près d'eux une lumière bleutée accompagnée d'une biche qui se transforma aussitôt en

une jeune femme voilée ; c'étaient la fée et sa filleule qui arrivée au rendez-vous.

- « Etes-vous toujours décidé à nous venir en aide demanda la fée ?

- «  Oui, répondit d'une seule voix nos deux héros, malgré l'étrangeté de votre demande, nous sommes prêt sans aucune hésitation !

- «  Soyez-en remercié repris la jeune femme sans visage, vous serez récompensé au-delà de vos espérances, que nos destins s'accomplissent et elle se

retransforma en biche .

La fée toucha les deux jeunes gens de sa baguette et ils se transformèrent aussitôt en loup et en renard et ainsi accompagnés de la fée et de la biche ils

purent franchirent le labyrinthe sans encombres. Arrivés dans la forêt , la fée leur rendit leur apparence humaine et la biche brama pour appeler son

fiancé le cerf qui arriva très vite dans la clairière.

- «  Le moment est arrivé pour que le maléfice soit enfin annulé, déclara la fée, êtes vous prêts ? demanda-t-elle aux deux cervidés ainsi qu'aux deux

jeunes gens ?

- «  Oui !, répondirent-ils d'une seule voix !

- «  Alors que se réalise à chacun vos souhaits répondit la fée, puis s'adressant au deux humains à vous d'accomplir votre devoir ; et aussitôt ils se

virent munis de leur arc et de flèches en argent. Puis elle disparue

 

 

Le cerf et la biche museau contre museau dans un baiser ultime ,leur flan frissonnant de peur attendirent courageusement l'impact de la flèche

mortelle.

Zoltan et Sherkan bandèrent leur arc et visant le cœur de nos deux amoureux transpercèrent leur poitrail sans hésitation.

Aussitôt une lumière éblouissante surgit de nulle part éclaira la clairière et au lieu de découvrir le cerf et la biche morts percés d'une flèche, nos deux

jeunes hommes virent avec surprise deux jeunes gens d'une merveilleuse beauté enlacés se couvrant de baisers, la fée étant réapparue leur prirent les

mains et les conduisant vers nos deux tueurs et les leurs présentèrent : Voici Zakia et son fiancé Kamoka à qui vous venez de sauver la vie ; pour

votre récompense tous vos vœux seront désormais réalisés.

Tout autour d'eux la forêt s'était éclaircie , des chants d'oiseaux peuplaient les frondaisons, la nuit avait disparue laissant la liberté aux rayons

lumineux qui traversant les ramures éclairé la clairière ,plus trace du labyrinthe et de la musique émanée du château, mêlée à des rires joyeux, une

farandole de jeunes gens vêtus de somptueux habits de fêtes vinrent entourer la fée et les quatre

Jouvenceaux et dansèrent dans une ronde effrénée tout autour d'eux en criant « vive les mariés » ; l'esprit était à la fête.

Mais que faisaient pendant toutes ces décennies le frère félon et son parrain le sorcier, ces deux larrons avaient tout simplement pris la précaution de

ce retirer dans le château du sorcier, loin très loin du lieu de leur méfait ;le méchant homme avait avec l'aide de son parrain épousé une sorcière qui

l'avait rendu immortel pour qu'il puisse jouir allégrement des souffrances occasionnées par lui et son perfide compagnon aux deux innocentes

victimes de sa jalousie. Et les années passant il ne se souciait plus du tout du sort malheureux dans lequel il avait fait plonger son frère et sa si jolie

petite fiancée . Ce ne fut que lorsque la menace surgit de la délivrance des deux fiancés arriva sur eux, qu'il se souvint de son méfait; mais il était trop

tard, lui et son horrible conseiller furent transporté dans la peau de deux monstrueux sangliers qui après avoir terrorisé les villageois des alentours

finirent par êtres capturés par des chasseurs et ils finirent en civet (de sanglier) pour le bonheur de tout un village.

Mais revenons dans le château de la jeune princesse. Après avoir enfin réalisé que le mauvais sort était enfin levé , toute la joyeuse bande regagnèrent

le château qui avait retrouvé son aspect premier , les dames d'atours de la princesse se saisir d'elle et l'emmenèrent illico dans ses appartements pour

la revêtir de ses somptueux habits d'épousée, tandis que le jeune prince fut transporté dans son château pour y attendre sa jolie fiancée , tous les

souvenirs de leur infortune fut effacés de leur mémoire, mais Zoltan et Sherkan eut n'oublièrent jamais leur merveilleuse et si dangereuse aventure,

ils devinrent les conseillers attitrés du jeune couple , ils furent anoblis , et ils épousèrent chacun une riche héritière , ils vécurent heureux prés du

couple princier jusqu'à la fin de leurs jours

Ainsi se termine cette histoire, la moral veut que parfois la témérité soit bien récompensé !

 

IRENE—B